DISCLOSURE DAY
Il était une fois un cinéaste qui nous avait donné les frissons avec des requins, des extraterrestres et des dinosaures. Ce cinéaste s'appelait Spielberg. Et puis il y a eu Disclosure Day.
Imaginez : l'humanité découvre qu'elle n'est pas seule dans l'univers. Excitant, non ? Sauf que le film parvient à rendre cet événement aussi captivant qu'un PowerPoint de comité d'entreprise un vendredi après-midi.
L'acteur principal délivre sa performance avec l'intensité émotionnelle d'une brique. Son personnage traverse des révélations cosmiques avec la même expression que quelqu'un qui rate son bus. Le charisme d'une huître — mais l'huître a l'excuse d'être un mollusque.
La seule lumière dans cette obscurité : le personnage féminin. Elle porte le film, les enjeux, l'âme de l'œuvre. Girl Power assumé, on valide. Dommage que tout le reste coule autour d'elle.
✓ Ce qui fonctionne
- Le personnage féminin, solide
- Quelques plans visuellement beaux
- La musique (John Williams forever)
- Le message Girl Power
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Acteur principal sans charisme
- Personnages sans profondeur
- Rythme de plaque tectonique
- Scénario vu depuis 1977
- 2h18 qui semblent en durer 6
« Quand le plus grand cinéaste SF de sa génération produit un film sur la rencontre avec des extraterrestres et que la scène la plus palpitante est quelqu'un qui ouvre une porte… c'est que quelque chose s'est irrémédiablement mal passé. »← Toutes les critiques ZZZPOP