EMILIA PÉREZ
Jacques Audiard prend un risque énorme : raconter la transition de genre d'un narcotrafiquant mexicain sous la forme d'une comédie musicale hybride, tournée en grande partie en studio à Paris plutôt qu'au Mexique. Le geste est audacieux, la mise en scène souvent virtuose, Zoe Saldaña et Karla Sofía Gascón livrent des prestations habitées.
Mais l'ambition se heurte à des choix qui ont fait couler beaucoup d'encre : une représentation du Mexique jugée artificielle par une partie du public et de la critique mexicaine, des numéros musicaux à l'efficacité inégale, et un scénario qui peine parfois à faire cohabiter mélodrame, thriller et satire sociale sans grincements.
Un film qui restera comme un objet de discussion plus que comme une œuvre qui fait consensus — ce qui, en soi, a aussi son mérite.
✓ Ce qui fonctionne
- Karla Sofía Gascón, performance habitée
- Audace formelle rare pour le sujet traité
- Zoe Saldaña, énergie et conviction
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Représentation du Mexique jugée artificielle par une partie du public concerné
- Numéros musicaux à l'efficacité inégale
- Cohabitation des genres (mélodrame/thriller/comédie musicale) qui grince par endroits
« Un pari formel énorme qui ne convainc pas tout le monde de la même manière — mais qui a au moins le mérite de ne jamais jouer la sécurité. »🛒 Voir sur Amazon ← Toutes les critiques ZZZPOP