CHAINSAW MAN
Denji, ado miséreux qui rembourse les dettes de son père en chassant les démons avec son compagnon chien-tronçonneuse Pochita, fusionne avec lui pour devenir Chainsaw Man après un twist qui installe d'emblée le ton du manga : violent, absurde, et jamais là où on l'attend.
Tatsuki Fujimoto casse méthodiquement les codes du shonen classique : pas de montée en puissance linéaire rassurante, des morts de personnages principaux sans prévenir, un héros motivé par des désirs terre-à-terre (manger du pain avec de la confiture, toucher une poitrine) plutôt que par une quête épique. Le trait, brut et dynamique, sert une violence graphique constamment surprenante dans sa mise en scène.
Sous l'ultraviolence et l'humour potache se cache une mélancolie sincère sur la solitude et le désir de connexion — ce qui fait de Chainsaw Man bien plus qu'un simple defouloir gore.
✓ Ce qui fonctionne
- Twists narratifs qui cassent constamment les attentes du genre
- Mélancolie sincère sous l'ultraviolence assumée
- Trait dynamique au service d'une mise en scène de l'action bluffante
- Denji, antihéros aux motivations rafraîchissantes de simplicité
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Violence graphique constante qui ne conviendra pas à tous les lecteurs
- Humour potache parfois too much
« Un shonen qui casse toutes les règles du genre pour cacher, sous l'ultraviolence, une vraie mélancolie sur la solitude. Redoutablement efficace. »🛒 Voir sur Amazon ← Toutes les critiques ZZZPOP