LA BATAILLE DE GAULLE : J'ÉCRIS TON NOM
Ce second volet n'est pas une redite : il déplace le regard vers l'Afrique, vers Leclerc et ses hommes, vers les résistants de l'intérieur. Niels Schneider y trouve un rôle taillé pour lui — sec, déterminé, habité par une colère froide qui contraste magnifiquement avec la retenue d'Abkarian.
Antonin Baudry maintient l'exigence visuelle du premier volet tout en resserrant l'émotion : les scènes de la France occupée, filmées avec une économie de moyens qui rend chaque silence assourdissant, comptent parmi les plus fortes du diptyque.
Thierry Lhermitte, à contre-emploi total en Giraud rival et cassant, et Anamaria Vartolomei apportent une tension politique qui évite au film de se transformer en simple hagiographie. La foi, l'audace et la rage de liberté de ces hommes et femmes de l'ombre défient une Histoire qui semblait écrite d'avance — et le film les filme à hauteur d'homme, jamais à hauteur de statue.
✓ Ce qui fonctionne
- Niels Schneider, révélation en Leclerc
- Bascule vers l'Afrique et la Résistance intérieure, bienvenue
- Thierry Lhermitte à contre-emploi, réussi
- Cohérence visuelle totale avec le premier volet
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Nécessite d'avoir vu L'Âge de fer pour saisir tous les enjeux
- Rythme dense sur la première demi-heure
« Le diptyque ne cherche jamais l'hagiographie facile : il filme des hommes et des femmes de l'ombre, pas des statues. C'est ce qui le rend aussi grand. »← Toutes les critiques ZZZPOP