DUNE
Villeneuve prend le temps de poser méthodiquement les enjeux politiques, écologiques et mystiques de l'œuvre de Frank Herbert, quitte à sacrifier un peu de rythme pour l'ampleur de la construction du monde. Arrakis devient un personnage à part entière, filmé avec une échelle et une texture sonore (la partition de Hans Zimmer, aux instruments inventés pour l'occasion) qui écrasent littéralement le spectateur.
Timothée Chalamet installe un Paul Atréides encore hésitant, tiraillé entre son destin annoncé et son refus de l'accepter, préparant le terrain pour la bascule plus radicale de la Partie Deux. Les vers des sables, filmés avec une échelle proprement vertigineuse, justifient à eux seuls le grand écran.
Un blockbuster contemplatif et ambitieux, qui privilégie l'installation d'un monde à la satisfaction immédiate — un pari qui paiera pleinement dans sa suite.
✓ Ce qui fonctionne
- Ampleur visuelle et sonore d'Arrakis, écrasante
- Partition de Hans Zimmer, instruments inventés pour l'occasion
- Les vers des sables, échelle vertigineuse
- Construction du monde méthodique et rigoureuse
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Rythme contemplatif qui sacrifie un peu d'action pour l'ampleur
- Se termine sur une note d'attente, frustrante pour qui ne connaît pas la suite
« Villeneuve pose les fondations d'Arrakis avec une ampleur qui écrase littéralement le spectateur, en pariant sur la patience avant l'explosion de la suite. »🛒 Voir sur Amazon ← Toutes les critiques ZZZPOP