JACKIE BROWN
Après le raz-de-marée Pulp Fiction, Tarantino surprend en adaptant Elmore Leonard pour un film plus posé, plus adulte, centré sur une femme d'âge mûr plutôt que sur de jeunes tueurs stylisés. Pam Grier, icône de la blaxploitation des années 70, y trouve un rôle testament d'une dignité et d'une intelligence rares dans le cinéma de genre.
Samuel L. Jackson, en trafiquant d'armes aussi dangereux qu'imprévisible, et Robert De Niro, en ex-taulard fatigué, complètent un casting qui privilégie la tension psychologique et le jeu de dupes à l'action pure. La triple version de la même scène de remise d'argent, filmée sous trois points de vue différents, est un morceau de bravoure de montage discret mais redoutablement efficace.
Souvent considéré comme le film le plus sous-estimé de Tarantino, Jackie Brown gagne à être redécouvert loin de l'ombre de ses films plus tapageurs.
✓ Ce qui fonctionne
- Pam Grier, rôle testament d'une dignité rare
- Triple version de la scène de remise d'argent, montage brillant
- Samuel L. Jackson, imprévisible et dangereux
- Le Tarantino le plus mature et le plus posé
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Rythme plus lent que ses films plus connus, qui a pu dérouter à sa sortie
« Le Tarantino le plus sous-estimé, où Pam Grier trouve un rôle testament d'une dignité que le cinéma de genre lui refusait depuis trop longtemps. »🛒 Voir sur Amazon ← Toutes les critiques ZZZPOP