JOKER
Todd Phillips abandonne délibérément le registre super-héroïque pour filmer l'origine du Joker comme un drame social new-yorkais des années 70 façon Scorsese (Taxi Driver et La Valse des pantins planent explicitement sur le film), centré sur la déchéance progressive d'Arthur Fleck, humoriste raté rongé par la maladie mentale et le mépris social.
Joaquin Phoenix perd une masse physique considérable pour incarner ce corps cassé qui devient arme, et compose un rire pathologique dérangeant qui accompagne chaque humiliation. La séquence de l'escalier, devenue instantanément iconique, cristallise la bascule du personnage vers son identité de Joker avec une précision chorégraphique glaçante.
Un film qui a divisé sur ses intentions politiques (glorification ou critique de la violence sociale ?), mais dont la performance centrale et l'ambition formelle restent unanimement saluées.
✓ Ce qui fonctionne
- Joaquin Phoenix, performance physique et psychologique hors normes
- La séquence de l'escalier, devenue iconique instantanément
- Ambition formelle façon cinéma social des années 70
- Score de Hildur Guðnadóttir, oppressant et brillant
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Intentions politiques qui ont fait débat sur la glorification de la violence
« Joaquin Phoenix livre une transformation physique et psychologique qui hante longtemps après le générique. Un des Joker les plus dérangeants jamais portés à l'écran. »🛒 Voir sur Amazon ← Toutes les critiques ZZZPOP