BOULEVARD DE LA MORT
Conçu à l'origine comme la moitié d'un programme double avec Planète Terreur de Robert Rodriguez (le concept Grindhouse), Boulevard de la Mort assume pleinement l'esthétique fauchée et les codes du cinéma d'exploitation des années 70 : bobines rayées simulées, montage volontairement à l'ancienne, dialogues qui tournent en boucle sur des riens façon Tarantino habituel.
Kurt Russell, en cascadeur Mike terrifiant de nonchalance psychopathe, porte la première moitié du film, mais c'est la deuxième partie — un groupe de cascadeuses qui retournent la situation contre leur bourreau — qui offre les séquences de poursuite automobile les plus impressionnantes, filmées avec de vraies cascades physiques.
Un hommage sincère au cinéma d'exploitation qui reste divertissant, mais qui souffre de la comparaison inévitable avec les sommets d'écriture du reste de la filmographie de Tarantino.
✓ Ce qui fonctionne
- Kurt Russell, terrifiant de nonchalance psychopathe
- Cascades automobiles réelles et impressionnantes en deuxième partie
- Hommage sincère et documenté au cinéma d'exploitation
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Premier acte assez long avant que l'action ne démarre vraiment
- Un cran en dessous des sommets d'écriture habituels de Tarantino
« Un hommage grindhouse sincère et divertissant, mais qui reste, de l'aveu même des fans les plus fidèles, le Tarantino le plus dispensable de sa filmographie. »🛒 Voir sur Amazon ← Toutes les critiques ZZZPOP