THE GOON : ROUGH STUFF
Eric Powell construit un univers totalement inclassable où le pulp d'horreur des années 1930, la comédie burlesque et le mélodrame le plus sincère cohabitent sans jamais se contredire : Goon, colosse taciturne au passé tragique, règne sur son quartier peuplé de zombies débiles, de monstres de foire et de gangsters pathétiques avec une autorité mi-tendre mi-terrifiante.
Le trait de Powell, virtuose et capable de basculer en une case du gag visuel le plus outrancier à une case d'une mélancolie bouleversante, sert parfaitement cette tonalité bipolaire assumée. L'humour graveleux et les combats chorégraphiés avec un sens du mouvement redoutable n'empêchent jamais les moments de vraie tendresse, notamment autour du deuil que porte Goon depuis toujours.
Une série culte injustement moins connue que ses contemporains, qui mérite sa place parmi les meilleures œuvres d'horreur-comédie du médium comics.
✓ Ce qui fonctionne
- Trait de Powell, virtuose et capable de tout registre
- Mélange horreur/comédie/mélodrame sans jamais se contredire
- Goon, colosse tendre et terrifiant à la fois
- Série culte injustement sous-estimée
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Humour graveleux qui ne conviendra pas à tous les lecteurs
« Un colosse tendre qui règne sur un quartier de zombies débiles — Eric Powell mélange horreur, comédie et mélancolie avec une virtuosité graphique rare et sous-estimée. »🛒 Voir sur Amazon ← Toutes les critiques ZZZPOP