CHEW
John Layman part d'un postulat volontairement grotesque — Tony Chu, agent fédéral doté du pouvoir de percevoir psychiquement l'histoire complète de tout ce qu'il ingère, y compris des cadavres humains — pour construire une satire policière et politique hilarante dans un monde dystopique où le poulet est devenu une drogue illégale après une pandémie de grippe aviaire.
Rob Guillory dessine avec un trait cartoonesque exagéré et une énergie visuelle communicative qui accompagnent parfaitement l'absurdité assumée du concept, sans jamais sacrifier la cohérence d'une vraie intrigue policière feuilletonnante sur plusieurs dizaines de numéros. L'humour noir et les running gags s'accumulent sans jamais lasser, portés par un sens du rythme redoutable.
Une série qui a démontré, Eisner Awards à l'appui, qu'un concept absurde poussé jusqu'au bout avec rigueur pouvait produire l'un des comics les plus originaux et les plus drôles de la décennie 2010.
✓ Ce qui fonctionne
- Concept le plus absurde et le plus jubilatoire du genre
- Rob Guillory, trait cartoonesque et énergie communicative
- Satire politique hilarante sur fond de dystopie du poulet
- Récompensé de multiples Eisner Awards, amplement mérités
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Concept si absurde qu'il peut rebuter au premier abord
« Un agent fédéral qui revit le passé de tout ce qu'il mange, dans un monde où le poulet est illégal — le concept le plus absurde et le plus jubilatoire du comics récent. »🛒 Voir sur Amazon ← Toutes les critiques ZZZPOP