EDWARD AUX MAINS D'ARGENT
Avant les remakes et les grosses productions Disney, il y avait ce petit conte gothique tourné en banlieue américaine pastel : Edward, créature inachevée aux mains de ciseaux, recueilli par une famille de vendeuse Avon dans un lotissement où tout le monde se ressemble. Le contraste visuel — couleurs criardes de la banlieue contre le manoir gothique sur la colline — condense déjà toute l'esthétique Burton à venir.
Johnny Depp, dans son premier grand rôle avec Burton, livre une performance quasi muette d'une tendresse infinie, en total décalage avec l'agitation superficielle qui l'entoure. Danny Elfman signe une des plus belles partitions de sa carrière, indissociable de l'imagerie du film.
C'est un conte sur la différence, l'acceptation et le rejet, raconté avec une mélancolie que Burton ne retrouvera jamais tout à fait ensuite — la version la plus pure et la plus personnelle de son univers.
✓ Ce qui fonctionne
- Johnny Depp, performance muette bouleversante
- Partition de Danny Elfman, indissociable du film
- Contraste visuel banlieue pastel / manoir gothique
- Conte sur la différence d'une tendresse rare
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Rythme délibérément contemplatif, pas un film d'action
« Le Burton le plus pur et le plus personnel — un conte gothique sur la différence qui n'a jamais été égalé depuis, même par lui-même. »🛒 Voir sur Amazon ← Toutes les critiques ZZZPOP