LE SEIGNEUR DES ANNEAUX : LE RETOUR DU ROI
Conclure une trilogie de cette ampleur sans décevoir relevait presque de l'impossible, et pourtant Jackson y parvient avec une maîtrise totale. La bataille du Gouffre de Helm avait déjà impressionné dans Les Deux Tours ; celle du Pelennor, avec la charge des Rohirrim menée par Théoden, hisse encore la barre — l'un des plus grands moments de cinéma épique jamais filmés.
Le film balaie 11 Oscars, dont Meilleur Film, Meilleur Réalisateur et Meilleure Adaptation — un triomphe rarissime pour un film de fantasy, genre alors encore snobé par l'Académie. Chaque arc — Sam et Frodon face au poids de l'Anneau, Aragorn qui embrasse enfin son destin de roi, Gollum tragique jusqu'au bout — trouve sa résolution avec une émotion méritée.
Oui, le film compte plusieurs fins successives — c'est le running gag éternel des fans. Mais chacune est méritée après 9 heures de voyage, et l'émotion collective à chaque adieu n'a jamais été feinte.
✓ Ce qui fonctionne
- La bataille du Pelennor, sommet absolu de mise en scène
- 11 Oscars, un record pour le genre fantasy
- Résolution émotionnelle de chaque arc narratif
- Ralph Bakshi n'aurait jamais osé rêver ça
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Les multiples fins successives, running gag assumé
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