APOCALYPSE SUR CARSON CITY
Il y a des séries qui passent sous le radar sans qu'on comprenne bien pourquoi. Apocalypse sur Carson City en fait partie. Sept tomes publiés chez Akileos entre 2010 et 2018, une série menée jusqu'à son terme — ce qui, en soi, mérite déjà le respect — et un pari graphique et narratif qui n'appartient qu'à elle.
Le principe : le western et la fin du monde, dans le même album, sans que jamais l'un ne serve de simple décor à l'autre. La poussière, les gueules burinées, les cavalcades, tout l'attirail de l'Ouest est là — et l'horreur s'installe dedans, progressivement, sans jamais basculer dans le grand-guignol. Griffon dessine des ciels rouges et des silhouettes noires qui doivent autant à l'affiche de série B des années 70 qu'à la BD franco-belge classique.
J'ai adoré cette série. Elle a ce que beaucoup de gros titres n'ont pas : une vraie fin, écrite, tenue jusqu'au bout, sans étirement commercial. Sept tomes, un début, un milieu, une conclusion. Aujourd'hui c'est presque devenu un geste militant.
✓ Ce qui fonctionne
- Le western et l'horreur tenus à parts égales, sans hiérarchie
- Une identité graphique entre série B seventies et franco-belge classique
- Sept tomes et une vraie fin, écrite et assumée
- Une série trop peu citée, à redécouvrir d'urgence
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Une diffusion confidentielle qui rend les tomes parfois difficiles à trouver
« Sept tomes, un début, un milieu et une conclusion. Aujourd'hui, mener une série jusqu'à sa vraie fin est presque devenu un geste militant. »
Lien sponsorisé — En tant que Partenaire Amazon, ZZZpop touche une commission sur les achats éligibles. Ça ne change rien à ton prix, et rien à la note.
🛒 Voir sur Amazon