HELLBOY : CONQUEROR WORM
Berlin 1937, un savant nazi, une fusée, et soixante ans plus tard une mission dans un château autrichien. Conqueror Worm est le récit le plus ample que Mignola ait construit : quatre chapitres, une vraie montée en puissance, et une bascule dans l'horreur cosmique lovecraftienne pleinement assumée.
C'est aussi l'album le plus riche en personnages secondaires réussis. Roger l'homoncule y trouve sa place définitive, Lobster Johnson y débarque comme un fantôme de pulp des années 30, et la galerie de fanatiques occultistes donne à Mignola l'occasion de dessiner ce qu'il aime le plus : des humains ridicules face à des choses immenses qui les dépassent entièrement.
Et surtout, c'est le tome où Hellboy prend une décision qui redéfinit tout ce qui suivra — un choix personnel, pas un exploit, qui referme un cycle entier de la série. La série continuera après, et longtemps, mais c'est ici qu'elle atteint son point d'équilibre parfait entre l'aventure pulp, l'horreur cosmique et le drame intime d'un type qui refuse le rôle qu'on lui a écrit.
✓ Ce qui fonctionne
- Le récit le plus ample et le mieux construit de la série
- Roger et Lobster Johnson, réussites totales
- L'horreur cosmique lovecraftienne pleinement assumée
- Une décision finale qui redéfinit tout le personnage
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Mieux vaut avoir lu les tomes précédents pour en mesurer la portée
« Des humains ridicules face à des choses immenses qui les dépassent entièrement — c'est là que Mignola est le plus grand. »
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