WALKING DEAD, TOME 2 : CETTE VIE DERRIÈRE NOUS
Le premier tome posait le décor : un flic qui se réveille, une ville morte, un groupe de survivants. Celui-ci fait le vrai travail. Rick et les siens fuient la zone urbaine et s'installent dans la ferme des Greene, un endroit avec de l'eau, de la nourriture et des murs. Le répit dure exactement le temps qu'il faut pour que les gens redeviennent le problème.
C'est le tome de la bascule. Kirkman comprend ici que sa série ne parle pas de morts-vivants mais de ce que des vivants se font entre eux quand plus rien ne les oblige à bien se tenir. La grange des Greene, le déni du père, la manière dont chacun s'accroche à une version du monde qui n'existe plus : tout ça vaut infiniment mieux que n'importe quelle scène d'attaque.
Le noir et blanc d'Adlard y est pour beaucoup. Il évacue le gore spectaculaire et le remplace par quelque chose de plus sale et de plus sec. On ne regarde pas un film d'horreur, on regarde des gens s'abîmer lentement. La série tiendra presque deux cents numéros sur cette découverte-là.
✓ Ce qui fonctionne
- La bascule : les vivants deviennent enfin le vrai sujet
- La ferme des Greene, huis clos d'une efficacité redoutable
- Le noir et blanc d'Adlard, sec et sans complaisance
- Le tome qui définit tout ce que la série sera ensuite
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Un rythme plus lent que le premier tome, le temps que l'étau se resserre
« Ça ne parle pas de morts-vivants, mais de ce que des vivants se font entre eux quand plus rien ne les oblige à bien se tenir. »
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