ASTÉRIX ET LE GRIFFON
Ferri et Conrad changent de décor — direction les steppes glacées façon Sibérie antique — pour une aventure qui a le mérite de sortir des sentiers battus visuellement. Conrad livre des planches enneigées superbes, et le griffon lui-même est un joli morceau de bestiaire fantastique.
Le problème, c'est l'écriture : l'intrigue avance de façon assez balisée, les gags sont plus rares et moins percutants que dans les albums de la grande époque, et les nouveaux personnages secondaires peinent à laisser une trace durable une fois le livre refermé. On sent l'hommage sincère à Goscinny et Uderzo, mais l'étincelle comique qui faisait le sel des meilleurs albums originaux manque un peu à l'appel.
Un album qui se lit sans déplaisir pendant les vacances, mais qui ne rejoindra pas le club très fermé des indispensables de la série.
✓ Ce qui fonctionne
- Dépaysement visuel réussi (décors glacés)
- Le griffon, joli morceau de bestiaire fantastique
- Hommage sincère à l'esprit Goscinny/Uderzo
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Gags plus rares et moins percutants que les grands albums
- Personnages secondaires oubliables
- Intrigue qui avance sur des rails un peu trop visibles
« Un Astérix qui se laisse lire sans déplaisir pendant les vacances, mais qui manque de l'étincelle comique des grands crus de la série. »← Toutes les critiques ZZZPOP