L'IRIS BLANC
Premier album sans Jean-Yves Ferri au scénario, L'Iris Blanc marque un vrai changement de registre : Fabcaro (Zaï zaï zaï zaï) importe son humour absurde et ses private jokes très actuelles — ici, un mystérieux "gourou" du bien-être qui vient prêcher le développement personnel au village, générant un sous-texte satirique sur les dérives sectaires modernes plaqué sur la Gaule antique.
Le concept est amusant sur le papier et certaines scènes fonctionnent vraiment (le décalage entre le jargon coaching contemporain et le cadre antique est souvent hilarant), mais l'ensemble navigue dans un registre assez éloigné de la mécanique comique historique de la série, ce qui déroute plus qu'autre chose une fois la surprise initiale passée.
Didier Conrad, égal à lui-même, assure un dessin impeccable qui sauve la mise même quand l'écriture tâtonne. Une tentative honorable de renouveau qui divisera les puristes plus qu'elle ne les ralliera.
✓ Ce qui fonctionne
- Concept satirique original (gourou du développement personnel)
- Dessin de Didier Conrad, toujours impeccable
- Quelques scènes de décalage comique vraiment réussies
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Registre très éloigné de la mécanique comique historique de la série
- Certaines private jokes trop actuelles vieilliront mal
- Déroute plus qu'elle ne convainc sur la durée de l'album
« Fabcaro tente un Astérix version développement personnel — audacieux, parfois hilarant, mais qui ne fait clairement pas l'unanimité chez les puristes. »← Toutes les critiques ZZZPOP