JUSTE UNE ILLUSION
Après Intouchables et Le Sens de la fête, Nakache et Toledano n'ont plus grand-chose à prouver côté comédie sociale française, et Juste une illusion confirme qu'ils savent aussi manier la nostalgie sans sombrer dans le pathos facile. Vincent, bientôt 13 ans, traverse 1985 avec le regard d'un gamin qui grandit trop vite au milieu d'une famille qui se délite en silence.
Le casting est impeccable de bout en bout : Louis Garrel et Camille Cottin en parents usés par un conflit qui ne dit jamais son nom, Pierre Lottin toujours aussi juste, et surtout le jeune Simon Boulbil, révélation totale qui porte le film sur ses épaules sans jamais forcer le trait. La reconstitution des années 80 évite l'écueil du name-dropping nostalgique gratuit pour rester au service du récit.
Le duo confirme sa maîtrise du dosage entre humour et émotion, sans jamais appuyer où il ne faut pas. Un vrai bon cru du cinéma populaire français, du genre qu'on ne voit plus assez souvent.
✓ Ce qui fonctionne
- Casting impeccable, du premier au dernier rôle
- Simon Boulbil, révélation actorale de l'année
- Nostalgie 80s au service du récit, jamais gratuite
- Nakache/Toledano toujours aussi justes dans le dosage émotion/humour
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Un cran moins ambitieux formellement que leurs plus grands films
« Le duo Nakache/Toledano prouve encore une fois qu'il sait faire du cinéma populaire exigeant. Un vrai bon film français, sans complexe. »← Toutes les critiques ZZZPOP