72 SEASONS
À plus de quarante ans de carrière, Metallica pourrait se contenter de tourner en boucle sur sa formule éprouvée. 72 Seasons (référence aux 18 premières années de la vie, "72 saisons") prend au contraire le parti de morceaux plus longs et plus travaillés que sur les albums précédents, sur un thème conceptuel autour des traumatismes d'enfance qui déterminent l'âge adulte.
James Hetfield y livre certains de ses textes les plus personnels depuis longtemps, et le groupe alterne riffs thrash mordants ("Lux Æterna") et morceaux plus atmosphériques qui prennent le temps de se déployer. Le disque, un peu long (77 minutes), tire parfois en longueur sur sa deuxième moitié.
Pas un chef-d'œuvre qui rivalise avec le Metallica des années 80, mais un album qui prouve que le groupe a encore quelque chose à dire, et l'envie de le dire bien.
✓ Ce qui fonctionne
- James Hetfield, textes personnels sur les traumatismes d'enfance
- "Lux Æterna", riff thrash mordant et efficace
- Groupe qui prend des risques formels plutôt que de se répéter
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- 77 minutes, un peu long, tire en longueur sur la deuxième moitié
- Ne rivalise pas avec les sommets historiques du groupe
« Metallica à plus de quarante ans de carrière qui prend encore des risques formels plutôt que de tourner en rond. Pas un chef-d'œuvre, mais du metal qui a encore quelque chose à dire. »🛒 Voir sur Amazon ← Toutes les critiques ZZZPOP