🎵 Critiques Musique
107 critiques signées RHYNO — de 1💤 (grande claque) à 5💤 (somnifère certifié)
Catherine Ringer est morte le 14 septembre 2026, à 68 ans. Avec Fred Chichin, elle avait inventé un groupe qui ne ressemblait à rien de connu : trop pop pour le rock, trop tordu pour la variété, trop libre pour rentrer dans une case. On réécoute The No Comprendo, et rien n'a vieilli.
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DISCOVERY
Deux robots casqués réinventent la house française et livrent l'album électro le plus samplé du siècle. One More Time, Harder Better Faster Stronger : le disque qui a rendu la French Touch mondiale.
A NIGHT AT THE OPERA
Un opéra rock de six minutes qui refuse tout format radio, un groupe qui joue toutes les cartes en même temps — glam, prog, hard rock, music-hall — et gagne sur tous les tableaux. Bohemian Rhapsody n'est que la partie émergée.
MTV UNPLUGGED IN NEW YORK
Un pull en laine, des bougies, des lys funéraires sur scène et Kurt Cobain qui dépouille le grunge jusqu'à l'os. Enregistré quelques mois avant sa mort, un des concerts les plus bouleversants jamais captés.
†
Gaspard Augé et Xavier de Rosnay balancent un premier album électro-rock saturé qui a redéfini le genre. 'D.A.N.C.E.', 'Genesis' : deux hymnes instantanés sur un disque qui n'a pas pris une ride.
RANDOM ACCESS MEMORIES
Le duo casqué abandonne les samples pour des musiciens en chair et en os (Nile Rodgers, Pharrell) et signe un hommage au disco des années 70. 'Get Lucky' devient un tube planétaire — Grammy de l'Album de l'année amplement mérité.
BACK IN BLACK
Enregistré dans le deuil après la mort de Bon Scott, avec un Brian Johnson au chant pour la première fois. Le résultat : un des albums les plus vendus de l'histoire, riff après riff imparable.
LED ZEPPELIN IV
Sorti sans titre ni nom de groupe sur la pochette, porté par 'Stairway to Heaven'. Le sommet absolu du rock progressif/hard des années 70 — un des albums les plus vendus et les plus imités de l'histoire.
RENAISSANCE
Beyoncé plonge dans les racines noires et queer de la house et de la disco pour livrer l'album de club le plus ambitieux et le plus généreux de sa carrière. Un hommage érudit qui n'oublie jamais de faire danser.
THE VELVET UNDERGROUND & NICO
Produit par Andy Warhol, orné de sa célèbre banane, cet album a vendu peu d'exemplaires à sa sortie mais influencé à peu près tout le rock alternatif qui a suivi. Le disque fondateur du rock underground moderne.
THE BEATLES (WHITE ALBUM)
Trente chansons éclatées sur double album, pochette entièrement blanche et numérotée, tensions internes déjà palpables entre les Beatles. Un chaos créatif fascinant qui reste l'un des sommets absolus de leur discographie.
UNKNOWN PLEASURES
Les pulsations radio d'une étoile à neutrons en pochette, la voix caverneuse d'Ian Curtis en écho glacial : Joy Division invente le post-punk atmosphérique en un seul album fondateur, devenu monument absolu du genre.
PET SOUNDS
Brian Wilson abandonne les chansons de plage et de surf pour construire un chef-d'œuvre orchestral complexe, hanté par l'anxiété et le désir de perfection. Régulièrement cité comme le plus grand album de tous les temps.
FORTITUDE
Le metal français au sommet mondial. Gojira allège son propos écologique sans jamais perdre sa puissance de frappe. Riffs monumentaux, production impeccable, une nomination aux Grammy amplement méritée.
HACKNEY DIAMONDS
Le premier album de compos originales des Stones depuis 18 ans, et ils n'ont rien perdu de leur morgue rock'n'roll. Avec un featuring posthume de Charlie Watts en prime. Du pur RTL2 dans le texte.
A HERO'S DEATH
Le rock indé qui manquait à la playlist. Post-punk anguleux, mélancolie irlandaise, refrains qui s'accrochent en une écoute. Le genre de disque qu'on découvre grâce à un ami et qu'on ne quitte plus.
SONGS OF A LOST WORLD
Seize ans d'attente, et The Cure revient avec l'album le plus bouleversant de sa carrière tardive. Gothique, funèbre, magnifique — Robert Smith médite sur le deuil et livre un sommet absolu.
DARK MATTER
Pearl Jam retrouve une énergie qu'on ne leur connaissait plus depuis des années. Andrew Watt à la production redonne du mordant à des vétérans qui n'ont plus rien à prouver mais le prouvent quand même.
COWBOY CARTER
Queen Bey s'empare du country et le réinvente. Audacieux, maîtrisé, historique. Elle est venue pour régner.
OUTRUN
L'album qui a donné son nom à tout un imaginaire synthwave : bombers en cuir, Ferrari Testarossa, coucher de soleil californien. Porté par 'Nightcall', Outrun reste la bande-son parfaite d'un film qui n'existe pas.
APPETITE FOR DESTRUCTION
Le premier album le plus vendu de l'histoire aux USA. Slash au sommet de son art, Axl Rose hurlant sa rage de Los Angeles — 'Sweet Child O' Mine', 'Welcome to the Jungle' : deux hymnes qui n'ont jamais quitté les radios.
PARANOID
Ozzy Osbourne et Tony Iommi posent, presque par accident, les fondations de tout le heavy metal à venir. Riffs lourds, ambiance sombre, angoisse existentielle — un disque qui a littéralement inventé un genre entier.
THE NUMBER OF THE BEAST
Premier album avec Bruce Dickinson au chant, et déjà un chef-d'œuvre. 'Run to the Hills', 'The Number of the Beast' : la NWOBHM trouve son sommet absolu, entre virtuosité instrumentale et théâtralité assumée.
LES RITA MITSOUKO
Catherine Ringer est morte le 14 septembre 2026, à 68 ans. Avec Fred Chichin, elle avait inventé un groupe qui ne ressemblait à rien de connu : trop pop pour le rock, trop tordu pour la variété, trop libre pour rentrer dans une case. On réécoute The No Comprendo, et rien n'a vieilli.
MIDNIGHTS
Treize nuits d'insomnie racontées en treize morceaux synth-pop feutrés, produits avec Jack Antonoff. Moins immédiat que ses classiques, mais un disque introspectif solide qui récompense l'écoute attentive.
THE RISE AND FALL OF A MIDWEST PRINCESS
Sorti dans une relative indifférence en 2023, devenu un phénomène culturel un an plus tard. Une synth-pop queer flamboyante, théâtrale et redoutablement écrite, qui a fait de Chappell Roan une star malgré elle.
72 SEASONS
Metallica, la petite quarantaine passée, livre un disque plus long et plus mordant que ses productions récentes, sur le thème des blessures d'enfance qui façonnent l'âge adulte. Du gros metal qui tient encore la route.
MY GENERATION
Premier album des Who, hymne générationnel bégayé de rage adolescente et guitare fracassée sur scène. Le disque qui a posé les bases du mod rock britannique et de toute une attitude punk avant l'heure.
A KIND OF MAGIC
Conçu autour de la bande originale de Highlander, cet album de Queen brille par son titre-phare mais souffre d'une production très marquée années 80 qui a mal vieilli sur plusieurs morceaux.
THE IDIOT
Enregistré à Berlin sous la houlette de David Bowie, ce premier album solo d'Iggy Pop troque la fureur du Stooge pour une froideur électronique et existentielle annonciatrice de toute une décennie de post-punk.
ST. LOUIS TO LIVERPOOL
Le retour de Chuck Berry après son passage en prison, avec deux classiques increvables (No Particular Place to Go, You Never Can Tell) mais aussi son lot de titres plus anecdotiques qui trahissent une inspiration inégale.
THE WAY OF ALL FLESH
Concept album sur le cycle de la mort et de la renaissance, porté par une production massive et des riffs technique-death d'une puissance écologique rare. Le disque qui a installé Gojira comme le groupe de metal français le plus important de sa génération.
ALPHA ZULU
Le pop-rock français le plus élégant du game revient avec un disque solaire, écrit en partie dans les murs de la Cité de la musique. Classe et maîtrisé, un peu convenu par endroits.
HYPERDRAMA
Le duo électro français revient après six ans avec une pop electro-rock ambitieuse, featurings prestigieux (Tame Impala tue le morceau) compris. Solide, mais loin de la claque de Cross.
THE TORTURED POETS DEPARTMENT
31 titres, une écriture toujours acérée, mais une overdose d'autotune mélancolique qui finit par lasser. Il y a un excellent album de 12 titres caché là-dedans.
1999
Philippe Zdar et Boombass posent une pierre fondatrice de la French Touch, entre house filtrée et samples funk. Moins connu que Daft Punk ou Justice, mais tout aussi essentiel à l'histoire du genre.
FOREIGN TONGUES
Trois ans après le très acclamé Hackney Diamonds, les Stones remettent le couvert avec 14 titres qui prouvent qu'ils n'ont toujours pas fini de jouer les increvables du rock.
OASIS, LA REFORMATION DES FRÈRES GALLAGHER
Quinze ans après leur dernière gifle commune, les Gallagher ressortent les gants. Pas de tournée en 2026 pour faire languir les fans, mais Paris se prépare à trembler en juillet 2027. Du rock qui tue vraiment.
DOGREL
Cinq étudiants en musique soudés par la poésie, au point d'en autoéditer deux recueils, un chanteur qui crache ses mots avec l'accent de Dublin, onze titres enregistrés live sur bande. Le premier album de Fontaines D.C. a le culot des grands débuts.
BLURRYFACE
Un duo de l'Ohio, un personnage imaginaire qui incarne toutes nos insécurités, et un album qui passe du rap au reggae, de l'électro au ukulélé sans jamais demander la permission. Blurryface a fait de l'angoisse adolescente un phénomène mondial.
QUEENS OF THE STONE AGE
Trois ans après la fin de Kyuss, Josh Homme joue presque tout lui-même et cherche une transe rock sur laquelle on peut danser. Un premier album sec et hypnotique, sorti sur le label cofondé par Stone Gossard, guitariste de Pearl Jam, où tout Queens of the Stone Age est déjà en germe.
RATED R
Une pochette qui interdit l'album « à tout le monde, partout, tout le temps », un premier titre qui a failli le faire retirer des rayons de Walmart : Rated R a le goût du scandale. Derrière la provocation, un disque plus riche et plus psychédélique, porté par l'arrivée de Nick Oliveri et de Mark Lanegan.
SONGS FOR THE DEAF
Dave Grohl à la batterie, Nick Oliveri et Mark Lanegan au chant, et un road trip de Los Angeles à Joshua Tree ponctué de fausses radios locales. Le troisième album de Queens of the Stone Age est celui qui a tout fait basculer.
LULLABIES TO PARALYZE
Nick Oliveri renvoyé, Mark Lanegan en pointillé : Josh Homme aurait pu sortir un Songs for the Deaf 2. Il a préféré un disque plus sombre et plus étrange, aux airs de conte noir, qui a offert au groupe son premier top 10 aux États-Unis.
...LIKE CLOCKWORK
Quatre mois cloué au lit, une dépression, un batteur qui s'en va en cours de route : ...Like Clockwork aurait pu ne jamais exister. Josh Homme en a tiré un disque sombre et élégant, avec Elton John, Trent Reznor et Dave Grohl en renfort, et le premier numéro 1 du groupe aux États-Unis.
JOY AS AN ACT OF RESISTANCE
Un groupe de Bristol qui cogne comme un sourd, un chanteur qui aboie contre la masculinité toxique et le Brexit, et pourtant un album qui parle d'amour. Le deuxième disque d'IDLES a fait de la rage une thérapie de groupe.
MEZZANINE
Un scarabée noir en couverture, Elizabeth Fraser et Horace Andy au micro, un groupe qui se déchire en studio : le troisième Massive Attack a plongé le trip-hop de Bristol dans le noir absolu. Vingt-huit ans plus tard, il fait toujours aussi peur, et toujours aussi envie.
PLAY
Un musicien techno au bord de la retraite, un home studio à Manhattan, et des voix de blues et de gospel exhumées des archives d'Alan Lomax. Play devait être le dernier disque de Moby : il est devenu l'un des albums électro les plus vendus de l'histoire.
HOTEL USONA
L'Amérique en vieil hôtel décrépit, chaque chanson une chambre hantée par un client à problèmes : pour leur septième album, les post-punks de Detroit ont convoqué le producteur des Flaming Lips, des cuivres, et JD Vance. Iggy Pop y entend du Wagner.
WHO LOVES THE SUN
Une maison calcinée au pied d'une tour pétrolière vide, un titre emprunté au Velvet Underground et des refrains qui accrochent : pour son troisième album, le sludge rageur d'Oklahoma City s'ouvre au rock alternatif sans rien perdre de sa noirceur.
INFERNO
Treize ans de silence, des cassettes VHS envoyées par la poste, des affiches de fantômes aux yeux blancs, aucune interview : le retour des frères écossais tient de la chasse au trésor. Au bout, 70 minutes d'électro sombre et mystique, numéro 3 des ventes au Royaume-Uni.
PUGNELLO
Un deuil, un diagnostic de schizophrénie, et pour tenir le coup : les Power Rangers, Coldplay et des parfums de chips. Quatre ans de travail pour le quatrième album des bruitistes de Dublin, qui transforme la douleur en vacarme.
ALONE WITH HEAVEN
Dix ans et demi d'attente, une première version jetée à la poubelle, l'un des derniers enregistrements de Steve Albini et Julien Baker en invitée : le sixième album des screamos de Boston est un double album de 16 titres, pensé d'un seul tenant.
MY GHOSTS GO GHOST
Après la mort de Stepa J. Groggs en 2020, les deux survivants d'Injury Reserve ont rangé l'ancien nom et repris la route. Leur premier album en duo parle de deuil, de paternité et d'argent, sans jamais se laisser enfermer dans le chagrin.
MY NEW BAND BELIEVE
Le bassiste de black midi lance un groupe sans membres fixes : 22 musiciens, 21 choristes, 11 studios et un orchestre de 50 personnes pour un premier album presque entièrement acoustique. Un nom trouvé en plein délire fiévreux, et une presse anglaise conquise.
HOMEWORK
Deux copains de lycée, un studio à domicile et des morceaux bricolés en cinq mois sans penser à un album : le premier Daft Punk a sorti la house française de l'ombre et fait connaître la French Touch dans le monde entier. Brut, long, parfois inégal, mais fondateur.
RATATAT
Pas un couplet, pas un refrain chanté, et pourtant des mélodies qui restent en tête : enregistré sur un ordinateur portable dans un appartement de Brooklyn, le premier Ratatat marie guitares de stade et beats hip-hop. Du rock héroïque, sans un mot.
ORACULAR SPECTACULAR
Deux étudiants qui s'imaginaient en rock stars, le producteur des Flaming Lips aux manettes et trois singles qui ont fait le tour du monde : « Time to Pretend », « Electric Feel » et « Kids ». Le premier MGMT a habillé les années 2000 de synthés psychédéliques.
CRYSTAL CASTLES
Une console Atari trafiquée, des voix hachées jusqu'à l'illisible et des morceaux qui changent d'humeur sans prévenir : le premier Crystal Castles a fait danser les clubs sur du bruit. Un disque fascinant, que l'histoire du duo a depuis assombri.
SHRINES
Une voix d'enfant, des paroles « gore » peuplées de jeunes sorcières et des beats empruntés au hip-hop : enregistré par e-mail entre Halifax et Montréal, le premier Purity Ring est une berceuse électro aussi douce qu'inquiétante.
MERCURIAL WORLD
Deux anciens d'un groupe de rock progressif de Miami, un confinement, une crise du quart de vie et des synthés à perte de vue : le premier album de Magdalena Bay parle du temps qui passe en tubes synth-pop, et tourne en boucle, au sens propre.
VOL. 1
Deux têtes géantes en papier mâché, une guitare dont chaque case est coupée en deux et un nom de maladie du cœur : le premier album du duo masqué de Saguenay est sorti en 2024, bien avant le raz-de-marée. Deux ans plus tard, un exemplaire s'est vendu plus de 1 500 dollars.
VOL. II
Trois de ses six titres étaient déjà connus de millions d'internautes grâce à une vidéo virale. Le deuxième album du duo masqué de Saguenay a quand même tout raflé : 83 sur 100 sur Metacritic, 10/10 chez Exclaim! et le prix Polaris de l'album canadien de l'année.
WHEN DOES THIS PLACE BECOME OUR SCENE
Des maquettes de chambre devenues album, des fêtes-concerts sur invitation et une signature chez Sargent House : le deuxième album du trio d'Oslo Hammok est un post-hardcore nerveux qui se demande où trouver sa scène, en 38 minutes.
RESPECT THE HUSTLE, I WON'T BE YOUR DOG FOREVER
Écrit à jeun en huit mois entre quarante concerts, enregistré en live à Gand : le deuxième album des Belges de Ronker est un album-concept sur les excès du rock'n'roll, entre Bowie et Slayer, avec cuivres et piano en prime.
THE WEATHERVANE IS MY BODY
Enregistré dans le home studio du père du bassiste, avec du matériel loué et un ingénieur du son formé sur YouTube : le deuxième album des Montréalais venus d'Alberta mêle hardcore, banjo et guitare slide en 32 minutes à vif.
A STRANGER TO YOU
Six ans d'attente, des guitares enregistrées dans un van en plein désert américain, Jordan Rakei et Mansur Brown en invités : le retour des Liverpuldiens de Loathe mêle metal, R&B et soul, et séduit presque toute la critique.
AN UNDYING LOVE FOR A BURNING WORLD
Dix ans de silence, un cofondateur écarté et un retour sans prévenir le jour de l'équinoxe : avec Aaron Turner (Isis) dans ses rangs, Neurosis signe un douzième album de post-metal ample et brûlant, salué comme son meilleur depuis vingt ans.
30
Une année entière en studio, celle de ses 30 ans, pour un album qui ouvre la techno au jazz, au funk et à la musique de film. Porté par « Crispy Bacon », 30 remporte en 1998 la toute première Victoire de la musique de l'album dance.
UNREASONABLE BEHAVIOUR
Moins dansant, plus sombre, ouvert au jazz : avec « The Man with the Red Face » et son saxophone, le troisième album de Laurent Garnier est salué presque partout. 83/100 sur Metacritic, 76e meilleur album des années 2000 pour Resident Advisor.
LA HOME BOX
Plutôt que de s'enfermer en studio, Laurent Garnier sort en 2014 cinq maxis sur cinq labels, puis en tire un album « à l'envers », dans un coffret qui réveille F Communications. House et techno brûlantes, deux inédits, deux remixes : un album réjouissant et éclectique, selon 20 Minutes.
33 TOURS ET PUIS S'EN VONT
Huit ans après La Home Box, Laurent Garnier, 57 ans, sort sur son label un album fleuve dont chaque format a sa propre liste de titres, avec la voix d'Alan Vega et un titre emprunté à la comptine des marionnettes. Resident Advisor conclut qu'il n'a rien perdu.
HOLLOW CROWN
Premier album chez Century Media, chant enregistré en 14 heures, plus de mélodie sans rien lâcher de l'agressivité de Ruin : Hollow Crown est le premier disque d'Architects à entrer au classement général des albums britannique, et Rock Sound le rangera parmi ses classiques modernes.
DAYBREAKER
Après le faux pas mélodique de The Here and Now, Architects retrouve la lourdeur technique de Hollow Crown, invite Oliver Sykes de Bring Me the Horizon et durcit son propos politique. Le disque de la reconquête, et le dernier avec Tim Hillier-Brook.
LOST FOREVER // LOST TOGETHER
Enregistré en Suède, avec de vraies cordes, le premier album d'Architects chez Epitaph est aussi le plus lourd de sa carrière d'alors, de l'aveu même du groupe. Il contient « C.A.N.C.E.R », écrit après l'annonce du mélanome du guitariste.
ALL OUR GODS HAVE ABANDONED US
Sept semaines éprouvantes en Suède, des paroles toutes signées Tom Searle, « Memento Mori » en final de huit minutes : le septième album d'Architects est acclamé à sa sortie, trois mois avant la mort de son guitariste et principal compositeur.
HOLY HELL
Le premier album sans Tom Searle, écrit par son jumeau Dan et par Josh Middleton, avec « Doomsday », bâti sur un riff du guitariste disparu. Un disque sur la douleur, salué par la presse : 90/100 sur Metacritic, du jamais-vu pour le groupe.
ERA VULGARIS
Après le désert, la ville : Josh Homme a trouvé l'inspiration dans ses trajets quotidiens à travers Hollywood. Un album sale, électrique et volontairement déroutant, avec Julian Casablancas en invité, qui a coupé la critique en deux.
VILLAINS
Produit par Mark Ronson, l'homme d'« Uptown Funk », Villains fait danser Queens of the Stone Age. Premier numéro 1 du groupe au Royaume-Uni et nomination aux Grammy Awards, mais un public nettement plus partagé que la presse.
IN TIMES NEW ROMAN...
Six ans après Villains, Josh Homme revient d'une période noire avec un disque plus lourd et plus rageur, qui gratte le vernis dansant de l'album précédent. Le dernier album studio en date, en attendant Perfecth, annoncé pour le 30 octobre 2026.
HUM OF HURT
Annoncé un 1er avril sans que ce soit une blague, sorti quatre mois après Love Is Not Enough : le deuxième Converge de 2026 vient des mêmes sessions, mais il est plus lent, plus noise, et tourne autour d'un bourdonnement mystérieux que certains disent entendre.
LOVE IS NOT ENOUGH
Pas d'invités, pas d'artifices : après sa collaboration avec Chelsea Wolfe, Converge revient à quatre pour le disque le plus court de ses plus de 35 ans de carrière. Dix titres, 31 minutes, et un hardcore qui monte en pression jusqu'au dernier morceau.
TREATS
Un ancien guitariste de la scène hardcore, une ex-chanteuse de groupe pop pour ados et des enceintes poussées dans le rouge : le premier Sleigh Bells mêle riffs de metal, beats hip-hop et refrains de cour de récré. 32 minutes de vacarme sucré.
1000 GECS
Deux amis de la banlieue de St. Louis, un concert dans Minecraft et 80 % d'un album échangé par e-mail : 1000 gecs mélange trap, ska, emo, trance et pop bubblegum en 23 minutes. Le disque qui a fait connaître l'hyperpop au grand public.
AMERICAN FOOTBALL (LP4)
Une nouvelle séparation, un batteur parti puis revenu, des divorces et une session au bord du Pacifique : sept ans après LP3, les figures de l'emo du Midwest signent leur disque le plus ample et le plus adulte, avec Brendan Yates, de Turnstile, en invité.
SHOT IN THE DARK
Écrit, produit et mixé seul au Wake Up Lab, le premier album sous son nom du DJ des soirées Wake Up rend hommage aux styles et aux DJ qu'il admire, un moment de la nuit par morceau : onze titres de techno et d'acid house taillés pour la piste. Bien accueilli outre-Manche, jugé timoré par une partie de la critique.
THE CLOUD MAKING MACHINE
Cinq ans après Unreasonable Behaviour, Laurent Garnier laisse la techno de côté pour un disque de chambre entre électronica, jazz et blues futuriste, avec Bugge Wesseltoft et Dhafer Youssef. Une « vraie claque » pour les Inrockuptibles, un concept raté pour PopMatters : un album qui divise.
TALES OF A KLEPTOMANIAC
Installé dans le Midi et entouré de son groupe de scène, Laurent Garnier signe un album-bilan qui pioche sans complexe dans le funk, l'afrobeat, le dubstep et la techno, avec Tumi et Winston McAnuff au micro. Sans doute son travail le plus complet pour Resident Advisor, convaincant sans être révolutionnaire pour le webzine dMute.
WHAT COULD POSSIBLY GO WRONG
Signé à prix d'or par Columbia après un EP écrit sous assignation à résidence, Dominic Fike livre un premier album éclair : 14 titres en 34 minutes, qui passent du rock à guitares à la pop et au rap sans prévenir. Brillant par éclats, décousu pour Pitchfork et le Guardian.
SUNBURN
Trois ans après un premier album jugé décousu, Dominic Fike revient à sa Floride natale avec quinze chansons de pop rock solaire sur la jeunesse, l'addiction et les regrets, Rivers Cuomo de Weezer en invité. Plus cohérent, sans remplissage selon Clash, mais encore très marqué par ses influences.
NIGHTMARES
Huit titres écrits en bonne partie avant 17 ans, une demi-heure de metalcore heurté dans le sillage de The Dillinger Escape Plan : le premier album d'Architects est le seul avec son line-up d'origine, Matt Johnson au chant.
RUIN
Un nouveau chanteur recruté six semaines avant le studio, un accordage plus bas, des paroles tirées de sa propre vie : le deuxième album d'Architects est plus lourd et plus sombre que le premier, et l'un de ses titres a donné son nom au groupe australien Northlane.
THE HERE AND NOW
Enregistré en Californie avec Steve Evetts, avec Greg Puciato et Andrew Neufeld en invités, le quatrième album d'Architects troque le mathcore contre des refrains d'hymne et une ballade. N° 1 du classement rock britannique, il divise la critique et une partie des fans.
FOR THOSE THAT WISH TO EXIST
Chassé d'Australie par les incendies, enregistré à distance pendant le premier confinement, avec Simon Neil, Mike Kerr et Winston McCall en invités : l'album d'Architects sur l'urgence climatique lui offre son premier n° 1 au Royaume-Uni.
THE CLASSIC SYMPTOMS OF A BROKEN SPIRIT
Enfin réuni dans la même pièce, Architects enchaîne avec un album plus industriel et plus électronique, taillé pour les arènes. Kerrang! et le NME applaudissent, Distorted Sound le trouve très moyen. C'est le dernier disque du guitariste Josh Middleton.
THE SKY, THE EARTH & ALL BETWEEN
Premier album depuis le départ de Josh Middleton, produit par Jordan Fish, ex-Bring Me the Horizon : Architects y mêle le meilleur de ses derniers albums et de ce qu'il faisait dix ans plus tôt, et signe ses meilleures ventes de première semaine au Royaume-Uni, juste derrière Sabrina Carpenter.
APOLOGIES ARE FOR THE WEAK
Signés par Rise Records alors qu'ils sont encore au lycée, les cinq de Troy, dans l'Ohio, bouclent leur premier album entre les cours et le studio de Joey Sturgis, à deux heures de route. Un metalcore frais pour l'époque selon Revolver, construit en copier-coller pour Rockfreaks.
MONUMENT
Ryan Neff de retour à la basse et au chant clair, Joey Sturgis toujours aux manettes : pour son deuxième album, Miss May I apprend, de son propre aveu, à écrire des couplets et des refrains. Plus varié que le premier pour About.com, trop fidèle à As I Lay Dying pour Rockfreaks.
AT HEART
Pour son troisième album, Miss May I quitte Joey Sturgis pour Machine, le producteur de Lamb of God, et décide de faire carrière dans le metal. Simplement bon pour Punknews, guère plus qu'un hommage pour The Upcoming.
DEATHLESS
Pour son cinquième album, Miss May I retourne chez Joey Sturgis, le producteur de ses débuts, et se proclame increvable. Un groupe au sommet de sa forme pour Metal Hammer, un cheval mort qu'on fouette encore pour Exclaim!
SHADOWS INSIDE
Premier album chez SharpTone, coproduit par Drew Fulk et Nick Sampson, Shadows Inside est le plus honnête du groupe selon Levi Benton. Une machine efficace pour Distorted Sound, mais une chute à la 176e place du Billboard 200.
CURSE OF EXISTENCE
Enregistré pendant la pandémie, terminé deux fois et sorti cinq ans après Shadows Inside, le dernier album des guitaristes fondateurs est produit par Will Putney. Le plus proche de Monument pour Wall of Sound, mais absent du Billboard 200.
DEAR DIARY, MY TEEN ANGST HAS A BODYCOUNT
Un ado de Los Angeles engagé la veille de poser ses voix, des titres à rallonge et un nom d'album emprunté à Heathers : le premier album de From First to Last révèle Sonny Moore, futur Skrillex. Drowned in Sound lui colle 1/10, le public le pousse au-delà des 100 000 exemplaires selon Epitaph.
HEROINE
Pour son deuxième album, From First to Last s'offre Ross Robinson, le producteur de Korn et Slipknot, et Wes Borland, de Limp Bizkit, à la basse. Un disque plus sombre et plus ambitieux, salué par Kerrang! et Alternative Press, qui entre à la 25e place du Billboard 200.
FROM FIRST TO LAST
Sans Sonny Moore, parti en solo après des mois de problèmes de cordes vocales, le guitariste Matt Good passe au chant pour un album plus mélodique, produit par Josh Abraham et mixé par Brendan O'Brien. Pour Alternative Press, on entend surtout à quel point le groupe force.
THRONE TO THE WOLVES
Sans Sonny Moore depuis 2007, privé de Travis Richter fin 2009, From First to Last passe chez Rise avec Matt Good au chant. Un vrai frontman enfin révélé pour Alternative Press, une boîte en polystyrène bien produite mais ennuyeuse pour Punknews.
DEAD TREES
Financé sur Kickstarter, pensé comme un EP puis gonflé en album, le retour de From First to Last se fait avec Spencer Sotelo, de Periphery, au chant. Un très beau retour pour The Circle Pit, l'un des pires albums post-hardcore récents pour Sputnikmusic.
RISE OF THE LION
Produit par Terry Date, l'homme de Pantera, le quatrième album de Miss May I est écrit du point de vue de fans qui ont envoyé des lettres au groupe. Le meilleur de sa carrière pour Metal Hammer, le plus controversé auprès des fans de l'aveu même de Levi Benton.