WHEN DOES THIS PLACE BECOME OUR SCENE
Attention, homonyme : Hammok n'a rien à voir avec Hammock, le duo ambient américain. C'est un trio d'Oslo, nettement plus bruyant : Tobias Osland au chant et à la guitare, Ferdinand Aasheim à la batterie, Ole Benjamin Thomassen à la basse. Osland et Aasheim ont grandi ensemble à Horten, à une heure d'Oslo. Hammok se forme pendant la pandémie, sort un premier single, « Resume », en juin 2021, puis un EP en 2022 et un premier album en 2024. When Does This Place Become Our Scene, le deuxième, sort le 5 juin 2026 chez Sargent House, label indépendant de Los Angeles, qui a signé le groupe sur la foi de ses maquettes.
Ces maquettes ont survécu. Osland a produit le disque lui-même, enregistré par le groupe à Oslo sur trois ans : des maquettes de chambre de 2023, des batteries de studio de 2024. Hormis la batterie, jouée sur trois kits dans quatre lieux différents, c'est surtout la version maquette qu'on entend sur l'album, dit Osland ; la voix de « Blast Off (Blast Off) Blast Off » est même la toute première prise, jamais refaite. « La chose la plus difficile que j'aie faite de ma vie », dit Osland. Douze titres, 38 minutes. Le plus long, « Groundbreaker », est parti de l'intro d'un morceau de Labrinth, et son final en coup de tonnerre est né d'une erreur de production.
Le titre vient du premier couplet de « The Scene », chanson née sur la route pendant une tournée européenne en 2024, au contact de scènes accueillantes qui ont nourri tout le disque. Une question centrale, dit Osland : qu'est-ce qu'être seul ? Le label parle, lui, de grandir à l'ère de l'hyperconnexion. « Gooning for Free » se moque de la course à la validation en ligne, et pour la promotion, le groupe a pris les algorithmes à rebours : des fêtes-concerts privées, sur invitation, à chaque nouveau single, avec des centaines de vidéos où chaque invité est appelé par son nom. Côté influences, Hammok cite Bloc Party, LCD Soundsystem et les Yeah Yeah Yeahs. Sur la pochette, un visage flou et granuleux saisi en plein cri, rose orangé sur fond noir.
Pitchfork (7,5/10) y entend autant de claustrophobie que de confrontation, et juge que « Groundbreaker » mérite chacune de ses secondes. Treble l'a rangé dès juin parmi les meilleurs albums de l'année, et la critique maison de Sputnikmusic lui donne 4,1 sur 5. Plus réservé, Kerrang! (3/5) trouve que ce chaos permanent finit par lasser, tout en saluant un groupe très prometteur, et Spin juge « Gooning for Free » amusant mais monocorde. Les internautes de Sputnikmusic lui donnent 3,9 sur 5 (50 notes). Hammok joue en première partie de Sparta au Petit Bain, à Paris, le samedi 17 octobre, puis le 22 octobre au Wilde Westen de Courtrai, en Belgique.
✓ Ce qui fonctionne
- Douze titres, 38 minutes : ça ne traîne jamais
- « Groundbreaker », leur plus long morceau, qui mérite chaque seconde selon Pitchfork
- Des maquettes de chambre gardées telles quelles, sous des batteries de studio
- Une soif de scène et de communauté qui irrigue tout l'album
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Un chaos permanent qui finit par lasser, selon Kerrang! (3/5)
- Des morceaux à une seule idée, comme « Gooning for Free », regrette Spin
« Trois ans de prises, des maquettes de chambre aux batteries de studio, et des fêtes sur invitation : Hammok cherchait sa scène, il a fini par la créer. »
🎧 L'album en streaming
Liens externes. 🔍 = page de recherche sur la plateforme.
Lien sponsorisé — En tant que Partenaire Amazon, ZZZpop touche une commission sur les achats éligibles. Ça ne change rien à ton prix, et rien à la note.
🛒 Voir sur Amazon