THE IDIOT
Après la dissolution des Stooges, Iggy Pop s'installe à Berlin dans l'orbite de David Bowie, qui coproduit et cosigne la majorité des compositions de ce premier album solo radicalement différent de la fureur punk de ses années Stooges. La froideur électronique, les synthétiseurs analogiques et l'influence assumée du krautrock allemand (Kraftwerk, Neu!) transforment Iggy Pop en interprète d'une nouvelle forme d'angoisse existentielle, plus introspective que destructrice.
"Nightclubbing", avec sa boîte à rythmes minimaliste et son groove hypnotique et décadent, deviendra l'un des morceaux les plus samplés et réinterprétés du répertoire d'Iggy Pop, tandis que "China Girl" (réenregistrée par Bowie lui-même quelques années plus tard) démontre le sens mélodique inattendu que ce duo pouvait produire ensemble. L'ensemble a directement influencé toute la scène post-punk et new wave naissante de la fin des années 70.
Un disque de transition radicale qui a permis à Iggy Pop de survivre artistiquement à la fin des Stooges, en se réinventant complètement plutôt qu'en se répétant.
✓ Ce qui fonctionne
- "Nightclubbing", groove hypnotique parmi les plus samplés du genre
- Collaboration avec Bowie, alchimie créative rare
- Froideur électronique annonciatrice du post-punk et de la new wave
- Réinvention totale plutôt que répétition de la formule Stooges
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Rupture radicale avec les Stooges qui a pu dérouter les fans historiques
« Iggy Pop troque la fureur des Stooges pour une froideur électronique berlinoise sous l'aile de Bowie — une réinvention totale qui annonce tout le post-punk à venir. »🛒 Voir sur Amazon ← Toutes les critiques ZZZPOP