LES AFFRANCHIS
"As far back as I can remember, I always wanted to be a gangster." Dès sa première réplique, Les Affranchis pose son ambition : raconter l'ascension et la chute d'Henry Hill de l'intérieur, avec une voix off qui ne cesse jamais et un montage aussi nerveux que la vie qu'elle décrit.
Le plan-séquence du Copacabana, la scène "Funny how?" avec Joe Pesci, la descente aux enfers finale sous cocaïne et hélicoptère de surveillance imaginaire — chaque séquence est devenue un morceau de bravoure étudié dans toutes les écoles de cinéma. Scorsese invente ici un langage narratif — vitesse, ellipses, musique diégétique omniprésente — que des générations de films de gangsters copieront sans jamais l'égaler.
Ray Liotta, Robert De Niro et surtout Joe Pesci (Oscar mérité) livrent des performances qui n'ont pas pris une ride. Un film total, qui rend le crime organisé aussi séduisant que terrifiant, sans jamais juger ni excuser.
✓ Ce qui fonctionne
- Le plan-séquence du Copacabana, sommet de mise en scène
- Joe Pesci, terrifiant et oscarisé
- Montage et voix off qui ont inventé un langage narratif
- Rythme trépidant sur 25 ans de récit
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Violence frontale et récurrente, à réserver aux âmes averties
« Scorsese invente le langage du film de mafia moderne en une seule fois — 35 ans plus tard, personne n'a fait mieux. »🛒 Voir sur Amazon ← Toutes les critiques ZZZPOP