SILENT HILL
Cocorico : en 2006, c'est un Français, Christophe Gans, le réalisateur du Pacte des loups, qui porte à l'écran Silent Hill, la saga d'horreur de Konami. Il en avait parlé pour la première fois à son producteur, Samuel Hadida, pendant le tournage de ce précédent film, et il réussit là où tant d'adaptations de jeux vidéo se sont plantées.
Rose Da Silva (Radha Mitchell) s'inquiète pour sa fille adoptive, Sharon, somnambule et hantée par des cauchemars où revient le nom de Silent Hill. Elle l'emmène dans cette ville abandonnée depuis les années 1970 à cause d'un feu de mine, et perd sa trace dans le brouillard. Le scénario est signé Roger Avary, qui s'est inspiré de Centralia, une vraie ville de Pennsylvanie minée par un incendie de charbon souterrain, dont son père, ingénieur des mines, lui racontait l'histoire.
Gans soigne ce qui faisait la force des jeux : l'atmosphère. Le brouillard, la cendre qui tombe, la ville qui bascule sans prévenir dans un cauchemar peuplé de monstres, et la musique d'Akira Yamaoka, reprise des quatre premiers jeux et réarrangée par Jeff Danna. Pyramid Head, rebaptisé Red Pyramid, y fait une apparition marquante, même s'il vient du deuxième jeu et que son créateur, Masahiro Ito, a reproché à Gans de l'avoir mal compris : il ne l'avait dessiné que pour James, le héros de Silent Hill 2. Autour de Radha Mitchell, Laurie Holden en policière, Alice Krige en meneuse de secte fanatique et Jodelle Ferland, dans un triple rôle, tiennent la route ; Sean Bean, lui, a été ajouté à la demande du studio, qui voulait un personnage masculin plus présent.
Démoli par la critique américaine à sa sortie (34 % d'avis positifs sur Rotten Tomatoes), mieux reçu par la presse française (Libération y voyait le meilleur film de Gans), il a rapporté environ 100 millions de dollars dans le monde, fait plus de 800 000 entrées en France, et il est depuis devenu culte. Revu le temps d'un marathon des trois films, il reste de loin le meilleur : une adaptation de jeu vidéo réussie, signée d'un réalisateur français.
✓ Ce qui fonctionne
- Un réalisateur français aux commandes, et une adaptation de jeu vidéo réussie
- L'atmosphère des jeux : brouillard, cendre et bascule dans le cauchemar
- La musique d'Akira Yamaoka, reprise des jeux
- De loin le meilleur des trois films Silent Hill
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Un Pyramid Head emprunté au deuxième jeu, mal compris selon son créateur
- Un rôle masculin ajouté à la demande du studio
« Cocorico : un réalisateur français adapte Konami, et signe la meilleure adaptation de Silent Hill au cinéma. »
📺 Où le regarder
En abonnement
Canal+
Location ou achat
Aussi : Apple TV Store, Orange VOD, YouTube, Canal VOD, Sooner et 3 autres
Offres en France au 05/10/2026, selon JustWatch. 🔍 = recherche du titre sur la plateforme.
Lien sponsorisé — En tant que Partenaire Amazon, ZZZpop touche une commission sur les achats éligibles. Ça ne change rien à ton prix, et rien à la note.
🛒 Voir sur Amazon