HELLBILLY DELUXE
En 1997, White Zombie fait une pause après des tournées à rallonge, et Rob Zombie lance ce qui ne devait être qu'un projet parallèle. Geffen y voit d'abord un disque gadget. Le titre complet annonce la couleur : Hellbilly Deluxe: 13 Tales of Cadaverous Cavorting Inside the Spookshow International, clin d'œil au Hillbilly Deluxe du chanteur country Dwight Yoakam. Sorti le 25 août 1998, c'est un album-concept qui marie heavy metal et musique électronique pour dire l'amour de son auteur pour les vieux films d'horreur. Zombie écrit tout, coproduit avec Scott Humphrey après le départ de Charlie Clouser, de Nine Inch Nails.
L'album est un vidéoclub à lui seul. « Dragula » doit son nom à la voiture DRAG-U-LA de la série The Munsters et pique sa première ligne à un film d'horreur britannique de 1960. « Living Dead Girl » reprend le titre du film français La Morte Vivante, de 1982, et s'ouvre sur un extrait de bande-annonce de The Last House on the Left. Sheri Moon Zombie récite une comptine macabre en ouverture. Tommy Lee, de Mötley Crüe, qui loge alors dans le studio, joue sur deux titres. La pochette est peinte par Basil Gogos, et le livret de 24 pages accueille des dessins de Gene Colan et Dan Brereton. Walmart exige une version expurgée : le pentagramme et le « x » gravé sur le front de Zombie disparaissent.
Le succès est massif : 5e du Billboard 200 dès sa sortie, plus de soixante-six semaines dans le classement, triple disque de platine en janvier 2000. « Superbeast » vaut à Zombie une nomination aux Grammy Awards. AllMusic lui donne 4,5/5 et le juge peut-être meilleur qu'Astro-Creep: 2000. Mais Entertainment Weekly trouve ses outrances trop cartoonesques pour faire vraiment peur, Legends Magazine lui reproche un manque total d'originalité, et Bloody Disgusting regrette une longueur et quelques titres de remplissage.
Le public de SensCritique lui accorde 7,3/10 (795 notes), soit 3💤. Un train fantôme en carton-pâte, mais dont on ressort avec « Dragula » dans la tête pour la semaine.
✓ Ce qui fonctionne
- « Dragula » et « Living Dead Girl », deux tubes increvables
- Un festival de samples de films d'horreur
- La pochette de Basil Gogos
- Une production saluée, entre metal et électronique
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Trop cartoonesque pour faire peur, selon Entertainment Weekly
- Quelques titres de remplissage
« Des monstres, des samples et un rugissement de dragster : Rob Zombie a mis Halloween en boîte à rythmes. »
🎧 L'album en streaming
Liens externes. 🔍 = page de recherche sur la plateforme.
Lien sponsorisé — En tant que Partenaire Amazon, ZZZpop touche une commission sur les achats éligibles. Ça ne change rien à ton prix, et rien à la note.
🛒 Voir sur Amazon