🎵 MUSIQUE

DOPETHRONE

Genres : Metal
DOPETHRONE
💤 SOPORIFIQUE2/5
LE DOOM LE PLUS LOURD DU MILLÉNAIRE

Après Come My Fanatics..., en 1997, Electric Wizard disparaît presque des radars. Le patron de Rise Above Records, Lee Dorrian, réclame une suite, mais le trio anglais traverse une sale passe : problèmes de drogue, le bassiste Tim Bagshaw arrêté pour un cambriolage chez un caviste, le batteur Mark Greening clavicule cassée à moto, et le chanteur-guitariste Jus Oborn arrêté pour avoir incendié une Reliant Robin. Oborn dira que le disque a rendu tout ça pire. Dopethrone sort le 25 septembre 2000.

Le groupe entre aux Chuckalumba Studios en mai 2000 avec seulement trois titres écrits : « Dopethrone », « Funeralopolis » et « We Hate You ». L'enregistrement prend trois jours, le mixage beaucoup plus, sur fond de disputes avec le producteur Rolf Startin. « Weird Tales », la pièce maîtresse, naît entièrement en studio ; Bagshaw affirme avoir écrit « Vinum Sabbathi » en deux minutes. Oborn signe tous les textes, nourris de l'atmosphère de H. P. Lovecraft et de la rage anti-civilisation de Robert E. Howard. « We Hate You » répond à un Ozzy Osbourne qui aimait tout le monde, et le morceau-titre vient d'une histoire de canapé fait entièrement de cannabis. Quand ses camarades veulent glisser du hip-hop et du scratch, Oborn dit qu'il aurait pu les tuer.

Exclaim! et AllMusic y voient un étalon du genre, le Village Voice le compare à une bière brassée selon le Reinheitsgebot, amère au point d'être imbuvable mais qui rend tout le reste aqueux. Decibel le range parmi les 20 meilleurs albums de stoner rock, Terrorizer le sacre album de la décennie en 2009. Les réserves existent : Kerrang! trouve que ce « glissement de terrain sonore » s'étire parfois comme une nouvelle ère glaciaire, et Greening lui-même regrette une batterie pas assez forte.

Le public de SensCritique lui accorde 7,7/10 (1 187 notes), soit 2💤. Lent, poisseux, écrasant : un disque qui ne réveille pas, il ensevelit.

✓ Ce qui fonctionne

  • Un son d'une lourdeur devenue étalon du doom
  • L'ombre de Lovecraft sur chaque riff
  • « Funeralopolis » et « Weird Tales »
  • Album de la décennie pour Terrorizer

✗ Ce qui ne fonctionne pas

  • Des longueurs qui s'étirent, selon Kerrang!
  • Une batterie trop en retrait, de l'aveu du batteur
« Trois jours de studio, des années de chaos et un riff qui pèse une tonne : le doom a trouvé son trône. »
— RHYNO, critique en chef de ZZZPOP

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Par RHYNO — critique en chef, ZZZPOP 17 OCTOBRE 2026
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