🎬 CINÉ

POSSESSION

Genres : Horreur Drame
POSSESSION
💤 SOPORIFIQUE3/5
LA RUPTURE LA PLUS FOLLE DU CINÉMA

Andrzej Żuławski écrit Possession au fond du trou. Il vient de divorcer de l'actrice Małgorzata Braunek, les autorités polonaises ont arrêté le tournage de son film de science-fiction Sur le globe d'argent, et il doit quitter son pays. Un soir, il avait retrouvé son fils de cinq ans seul dans l'appartement, barbouillé de confiture : la scène est dans le film. Coproduction franco-allemande, son seul long métrage en anglais suit Mark (Sam Neill), un espion qui rentre à Berlin-Ouest pour apprendre qu'Anna (Isabelle Adjani) le quitte. Mais l'amant n'est pas celui qu'il croit.

Tourné à partir de juillet 1980, surtout le long du Mur, dans le quartier de Kreuzberg, le film fait du divorce une guerre froide intime : deux appartements adossés à la frontière, un mari agent secret, une femme devenue agent des forces obscures. La créature est l'œuvre de Carlo Rambaldi, déjà auteur de la tête animée d'Alien. Adjani est le premier choix, mais son agence refuse d'abord ; elle n'accepte que lorsque Judy Davis hésite. Son rôle l'épuise au point qu'elle dira avoir mis des années à s'en remettre, et la scène du métro, tournée à cinq heures du matin, est presque entièrement la première prise. Sam Neill parle du film le plus extrême de sa carrière, dont il serait sorti avec sa santé mentale « à peine intacte ».

Présenté à Cannes en 1981, il vaut à Adjani le prix d'interprétation féminine et réunit 541 120 spectateurs en France. Ailleurs, c'est la débâcle : classé parmi les « video nasties » au Royaume-Uni, sorti aux États-Unis amputé de plus d'un tiers pour en faire un simple film de monstre. La critique d'époque reste tiède, Vincent Canby le trouvant bien en dessous de Répulsion. Il a fallu des années pour qu'il devienne culte et entre dans le classement des plus grands films de Sight & Sound. Son excès reste une barrière : hystérie stylisée, symboles en cascade, et une intrigue qui ne prend jamais le spectateur par la main.

Sur TMDB, 7,3/10 pour 1 474 votes : 3💤. Un film qui ne fait pas dormir, il fait plutôt hurler.

✓ Ce qui fonctionne

  • Isabelle Adjani, primée à Cannes, dans un rôle sans filet
  • Berlin et son Mur comme miroir du divorce
  • La créature de Carlo Rambaldi
  • Une scène du métro saluée jusque dans un clip de Massive Attack

✗ Ce qui ne fonctionne pas

  • Une hystérie permanente qui peut épuiser
  • Un récit volontairement opaque
« Un divorce à Berlin, une pieuvre dans la baignoire, et personne ne s'en remet. »
— RHYNO, critique en chef de ZZZPOP

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Aussi : Canal VOD, Sooner, Pathé Home, VIVA by videofutur, Premiere Max et 1 autre

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Par RHYNO — critique en chef, ZZZPOP 17 OCTOBRE 2026
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