HALF-LIFE
Le 19 novembre 1998, Valve, un studio alors inconnu, sort son premier jeu avec Sierra. Gordon Freeman, jeune scientifique du complexe de Black Mesa, assiste à une expérience de téléportation qui tourne à la catastrophe : des créatures extraterrestres débarquent, puis les militaires venus « nettoyer » les lieux.
La révolution, c'est la narration. Pas de cinématique qui coupe l'action : tout se passe sous vos yeux, en continu, depuis la tête de Gordon. Le trajet en tramway du début, les scientifiques paniqués, les scripts qui mettent en scène le chaos… Le FPS n'est plus seulement une affaire de réflexes, il raconte quelque chose. Les soldats ennemis se couvrent et contournent, une vraie claque à l'époque.
Half-Life a aussi engendré un monde de mods, dont un certain Counter-Strike. Aujourd'hui, le jeu reste très jouable, même si le dernier acte à Xen, avec ses sauts approximatifs, fait l'unanimité contre lui, et que l'approche très linéaire et scriptée a autant d'admirateurs que de détracteurs.
Bref, un monument qui a appris au FPS à parler, sans jamais faire parler son héros.
✓ Ce qui fonctionne
- Une narration continue sans cinématique, révolutionnaire
- Une ambiance Black Mesa inoubliable
- Des ennemis à l'IA marquante pour 1998
- Un terreau à mods légendaire
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Le chapitre Xen et ses sauts pénibles
- Une linéarité très scriptée qui divise
« Le FPS a appris à raconter une histoire grâce à un héros qui ne dit jamais un mot : Half-Life reste une leçon. »
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