POKÉMON ROUGE ET BLEU
Au Japon, tout commence le 27 février 1996 avec Pocket Monsters Rouge et Vert, signés Game Freak et Satoshi Tajiri, suivis d'une version Bleue. L'Occident reçoit Rouge et Bleu, construits sur cette dernière ; la France les découvre en octobre 1999.
L'idée de génie, c'est d'avoir coupé le jeu en deux. Certains Pokémon n'existent que dans une version : pour compléter son Pokédex, il faut échanger avec un copain via le câble Link. Le RPG solo devient un phénomène social. Et derrière la mignonnerie, un vrai système de combat au tour par tour, avec types, statistiques et attaques.
Revenir dessus aujourd'hui pique un peu : inventaire minuscule, interface rugueuse, équilibrage bancal (les types Psy écrasent tout) et bugs devenus légendaires, MissingNo en tête. Les remakes ont gommé tout ça.
Mais la sensation de partir de Bourg Palette avec son premier Pokémon, elle, n'a pas bougé. Tout est déjà là.
✓ Ce qui fonctionne
- Le concept d'échange entre deux versions, génial
- Un vrai système de combat sous la mignonnerie
- Un sentiment d'aventure intact
- Le point de départ d'un phénomène mondial
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Interface et inventaire très datés
- Équilibrage bancal, type Psy trop fort
- Des bugs à la pelle
« Rugueux, bugué, déséquilibré, et pourtant tout Pokémon est déjà là : le premier voyage reste le plus marquant. »
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