FINAL FANTASY VI
En 1994, sur Super Famicom, Final Fantasy VI quitte le décor médiéval pour un monde d'inspiration révolution industrielle, avec armures mécaniques et trains à vapeur. Terra, jeune femme capable d'utiliser une magie qu'on croyait disparue, se retrouve au cœur d'une guerre entre l'Empire et un mouvement de résistance.
Le jeu ose un casting de quatorze personnages jouables, chacun avec son histoire et ses moments de gloire. Il offre surtout à la saga son méchant le plus imprévisible : Kefka, clown cruel qui va beaucoup plus loin que tous ses prédécesseurs. Au milieu de l'aventure, un retournement bouleverse le monde entier, et toute la seconde moitié se joue dans un univers en ruines.
La scène de l'opéra, où la musique de Nobuo Uematsu se met au service d'une mise en scène d'une ambition folle pour une console 16 bits, reste un moment d'anthologie. Aux États-Unis, le jeu était sorti sous le nom de Final Fantasy III, numérotation oblige.
Trente ans plus tard, il tient remarquablement bien. Les combats sont souvent peu exigeants et certains personnages bien moins utiles que d'autres, mais la narration chorale et le pixel art n'ont pas pris une ride.
✓ Ce qui fonctionne
- Quatorze personnages avec de vraies histoires
- Kefka, méchant d'anthologie
- La scène de l'opéra
- Pixel art et bande-son au sommet
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Combats souvent peu exigeants
- Certains personnages bien moins utiles que d'autres
« Le chef-d'œuvre de l'ère 16 bits : une fresque chorale qui n'a pas à rougir face aux épisodes modernes. »
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