GRAN TURISMO
Le 23 décembre 1997, Kazunori Yamauchi et son équipe sortent Gran Turismo au Japon sur PlayStation, avec un slogan qui annonce la couleur : « The Real Driving Simulator ». Fini la course arcade où l'on prend les virages à fond : ici, chaque voiture a son poids, son adhérence, ses réglages.
Le mode GT invente une boucle diabolique. On démarre avec une petite citadine d'occasion, on passe des permis de conduire exigeants, on gagne des courses, on améliore sa voiture et on remplit son garage de bolides. Visuellement, la PlayStation est poussée dans ses retranchements, avec des reflets et une finition impressionnants pour l'époque.
Le jeu est devenu l'un des plus gros succès de la console, mais SensCritique le note plus sévèrement que ses voisins de sélection. Aujourd'hui, les permis sont une corvée, la sensation de vitesse s'est tassée, et les suites ont fait mieux sur tous les tableaux.
Ce premier épisode reste celui qui a tout inventé. Un pionnier, plus qu'un jeu auquel on revient.
✓ Ce qui fonctionne
- Une conduite réaliste inédite sur console
- Le mode GT, carrière addictive
- Une collection de vraies voitures impressionnante
- Une prouesse technique sur PlayStation
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Les permis, fastidieux
- Largement dépassé par ses propres suites
- Une sensation de vitesse modeste aujourd'hui
« Le jeu qui a fait des salons un circuit : un pionnier indiscutable, mais ses suites ont pris la pole. »
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