FINAL FANTASY V
Sorti sur Super Famicom en 1992, Final Fantasy V reprend le principe des jobs et le pousse très loin. Chaque job fait gagner des capacités qu'on peut ensuite équiper sur un autre : un chevalier capable de soigner, un moine qui lance de la magie noire… Le jeu devient un vrai terrain d'expérimentation, où l'on passe autant de temps dans les menus qu'en combat, et avec plaisir.
L'histoire, portée par Bartz, voyageur solitaire accompagné de son Chocobo Boko, est plus légère que celle de son prédécesseur, mais ne manque pas de charme ni d'humour. Et le jeu offre à la saga l'un de ses personnages les plus attachants : Gilgamesh, rival fanfaron et collectionneur d'épées, qui reviendra faire le pitre dans de nombreux épisodes.
Il est longtemps resté inédit en Europe, avant d'y arriver via une compilation PlayStation puis sur Game Boy Advance. Beaucoup de joueurs l'ont donc découvert avec des années de retard.
Aujourd'hui, c'est l'un des épisodes 16 bits qui vieillissent le mieux côté gameplay : on y revient pour les combinaisons et les défis qu'on s'invente, pas pour son intrigue ni pour son grand méchant, franchement oubliable.
✓ Ce qui fonctionne
- Système de jobs et de capacités ultra-flexible
- Gilgamesh, rival culte
- Rejouabilité énorme pour les bricoleurs
- Ton léger et attachant
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Scénario plus mince que ses voisins
- Grand méchant assez plat
« Un jeu de construction déguisé en RPG, où l'on s'amuse plus à bricoler son équipe qu'à suivre l'histoire. »
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