🎬 CINÉ

THE THING

Musique : Ennio Morricone
THE THING
💤 SOPORIFIQUE2/5
LA PARANOÏA SOUS ZÉRO

Antarctique, hiver 1982. Un hélicoptère norvégien pourchasse un chien de traîneau jusqu'à une station de recherche américaine, et personne ne comprend pourquoi, jusqu'à ce que l'animal se mette à changer de forme au chenil. Écrit par Bill Lancaster d'après La Chose (Who Goes There?, 1938) de John W. Campbell, déjà adapté en 1951 avec La Chose d'un autre monde, The Thing enferme une équipe de chercheurs avec une forme de vie extraterrestre capable d'assimiler puis d'imiter parfaitement n'importe quel organisme. Kurt Russell y est MacReady, le pilote d'hélicoptère, et une seule question compte désormais : qui est encore humain ?

Sur les 15 millions de dollars du budget, 1,5 million passe dans les créatures de Rob Bottin, 21 ans. Carpenter ne veut pas d'« un mec dans un costume » ; Bottin imagine une chose qui change sans cesse de forme, fabriquée avec de la mayonnaise, du maïs à la crème, du chewing-gum passé au micro-ondes et du lubrifiant. Il finit hospitalisé pour épuisement, et Stan Winston vient l'aider à boucler la Chose-Chien. Le tournage alterne les plateaux d'Universal à Los Angeles, maintenus à -2 °C quand il fait 38 °C dehors, et la neige de Colombie-Britannique, près de Stewart. Pour la musique, fait rare chez lui, Carpenter fait appel à Ennio Morricone.

Le 25 juin 1982, The Thing sort deux semaines après E.T. et le même jour que Blade Runner. L'accueil est glacial : Cinefantastique demande en une si c'est « le film le plus détesté de tous les temps », d'autres parlent de « déchet instantané ». Il plafonne à 19,6 millions de dollars aux États-Unis et 562 478 entrées en France ; Carpenter y verra un film trop nihiliste pour une Amérique en pleine récession. La presse française est plus tendre : dans les Cahiers du cinéma, Olivier Assayas le tient pour le film « le plus abouti, le plus maîtrisé » de son auteur.

La vidéo et la télévision le réhabilitent, jusqu'à en faire un classique de la science-fiction et de l'horreur, premier volet de ce que Carpenter appelle sa « Trilogie de l'Apocalypse ». Le public de SensCritique lui donne 8,0/10 sur 38 524 notes, soit 2💤.

✓ Ce qui fonctionne

  • Les créatures de Rob Bottin, toujours sidérantes
  • Une paranoïa de huis clos qui ne lâche jamais
  • Kurt Russell, parfait en MacReady
  • Une fin ouverte qui fait encore parler

✗ Ce qui ne fonctionne pas

  • Des personnages secondaires peu creusés, reproche déjà fait en 1982
  • Un gore très cru, pas pour tous les estomacs
« Dans The Thing, le monstre n'a pas de forme fixe : la peur, elle, a le visage du type assis à côté de vous. »
— RHYNO, critique en chef de ZZZPOP

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JOHN CARPENTER ANTARCTIQUE ROB BOTTIN 1982
Par RHYNO — critique en chef, ZZZPOP 5 OCTOBRE 2026
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