DRAGON HEAD, TOME 1
Dragon Head paraît dans Weekly Young Magazine, chez Kodansha, au milieu des années 1990, et tient en dix volumes. Minetaro Mochizuki écrit et dessine seul ce récit de fin du monde, qui décroche le prix du manga Kodansha en 1997, puis le prix d'excellence du prix culturel Osamu Tezuka en 2000. Pika Édition le publie en intégralité en France à partir de 2001, avant une réédition en grand format entre 2010 et 2012, puis une troisième édition en cinq tomes depuis 2017.
Le point de départ est d'une simplicité terrible. Une classe rentre d'un voyage scolaire à bord du Shinkansen. Teru Aoki aperçoit quelque chose d'étrange juste avant que le train entre dans un tunnel ; la terre tremble, le train déraille, et presque tous les passagers meurent sur le coup. Ne restent que Teru, Ako Seto, inconsciente, et Nobuo Takahashi, un camarade souffre-douleur qui glisse peu à peu dans la peur et la folie. Les vivres diminuent, la température grimpe, personne ne vient. Et dehors, que se passe-t-il, pourquoi l'état d'urgence semble-t-il déclaré ? Le premier tome joue à fond de cette ignorance : le monde extérieur n'existe plus que sous forme de questions.
La suite sortira du tunnel pour un Japon couvert de cendres, où le mont Fuji a disparu, mais tout commence par ce huis clos. Plus de 6,5 millions d'exemplaires vendus, une place dans Les 1001 BD qu'il faut avoir lues dans sa vie, dirigé par Paul Gravett, et un film en prises de vues réelles de George Iida en 2003. Ce qui coince : un premier volume qui pose beaucoup plus de questions qu'il n'apporte de réponses, et un Nobuo dont la folie rend le huis clos franchement pénible. Les sources divergent aussi sur les dates de prépublication, 1994 à 1999 côté anglophone, 1995 à 2000 côté français.
Le public de SensCritique accorde 7,4/10 à ce premier tome (134 notes), soit 2💤. Dans ce tunnel, il fait trop chaud et trop noir pour s'endormir.
✓ Ce qui fonctionne
- Un huis clos étouffant, posé dès les premières pages
- Une menace extérieure d'autant plus angoissante qu'elle reste invisible
- Une série primée par Kodansha et par le prix culturel Osamu Tezuka
- La descente dans la folie d'un adolescent souffre-douleur
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Beaucoup de questions et très peu de réponses dans ce premier tome
- Un personnage de Nobuo qui rend le huis clos pénible
« Survivre au déraillement, c'était la partie facile : Dragon Head commence vraiment quand on comprend que personne ne viendra. »
Lien sponsorisé — En tant que Partenaire Amazon, ZZZpop touche une commission sur les achats éligibles. Ça ne change rien à ton prix, et rien à la note.
🛒 Voir sur Amazon