🎮 JEU

LAYERS OF FEAR

BLOOBER TEAM • 2016
Genres : Horreur Aventure
LAYERS OF FEAR
💤 SOPORIFIQUE2/5
LE PEINTRE QUI BROIE DU NOIR, ET LE RESTE

Juste après la Première Guerre mondiale, au Royaume-Uni, un peintre sans nom rentre chez lui pour peindre son « magnum opus ». Layers of Fear, sorti en février 2016, est signé Bloober Team, studio polonais, et publié par Aspyr. On joue à la première personne, dans un manoir victorien dont les pièces changent de forme dès qu'on tourne la tête. Le jeu ne cache pas sa source : P.T., la démo du Silent Hills annulé de Konami. Et son dénouement, la toile vierge, suit de près une nouvelle d'Anthony M. Rud parue dans Weird Tales en avril 1924, « A Square of Blank Canvas ».

Six chapitres, des énigmes qui demandent de fouiller le décor, une maison très sombre, et une histoire reconstituée par objets, lettres et souvenirs. Celle d'un artiste prometteur dont la femme pianiste, sa muse, a été défigurée dans l'incendie d'un grand magasin et ne peut plus jouer, d'une rancœur qui s'installe, d'un portrait détruit, « La Dame en noir », d'un suicide et d'une garde de fille perdue. Les ingrédients du tableau final sont macabres : le jeu laisse entendre que la peau, le sang et les cheveux de sa femme fournissent la toile, la peinture et le pinceau. Trois fins possibles, et une extension, Inheritance, où sa fille revient dans la maison de son enfance.

La presse s'est divisée. Polygon résume l'affaire en « P.T. sous drogue », Kotaku y voit l'une des grandes surprises horrifiques de l'année, GamesRadar+ lui donne la note maximale, GameSpot 7/10. En face, IGN le trouve « pas effrayant » et sans tension, et Game Informer reproche des frayeurs téléphonées, une par pièce, comme dans une maison hantée de fête foraine, sans jamais laisser respirer. Suivront une suite, Layers of Fear 2, en 2019, puis en 2023 un remake des deux jeux sous Unreal Engine 5, avec du récit en plus.

88 % d'avis positifs sur Steam (27 805 avis), soit 2💤. Un manoir qui change de forme toutes les dix secondes, et un peintre qui aurait mieux fait de passer à l'aquarelle.

✓ Ce qui fonctionne

  • Un manoir qui se réarrange dans le dos du joueur
  • Une histoire de famille vraiment glaçante, reconstituée par fragments
  • Une direction artistique soignée, saluée par GamesRadar+
  • Trois fins et l'extension Inheritance

✗ Ce qui ne fonctionne pas

  • Des sursauts téléphonés, un par pièce
  • Des énigmes qui cassent le rythme, selon IGN
« Le seul artiste dont le chef-d'œuvre mérite un avertissement sur le contenu de la palette. »
— RHYNO, critique en chef de ZZZPOP

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Par RHYNO — critique en chef, ZZZPOP 17 OCTOBRE 2026
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