🕹️ RÉTRO

PARASITE EVE

SQUARE • 1998
Genres : Horreur RPG Action
PARASITE EVE
💤 SOPORIFIQUE2/5
LES MITOCHONDRIES ONT PRIS LE POUVOIR

New York, 24 décembre 1997. Aya Brea, jeune recrue du NYPD, assiste à un opéra à Carnegie Hall quand une grande partie du public prend feu spontanément. Sur scène, l'actrice Melissa Pearce se transforme et prend un nom : Eve. Ses mitochondries ont décidé que l'espèce humaine avait fait son temps. Sorti au Japon le 29 mars 1998 sur PlayStation, Parasite Eve est la suite du roman de Hideaki Sena, produit par Hironobu Sakaguchi et réalisé par Takashi Tokita. Aya est dessinée par Tetsuya Nomura et porte le prénom de la fille de Sakaguchi.

Le jeu tourne sur une version modifiée du moteur de Final Fantasy VII, et la presse américaine de l'époque le décrit comme un croisement de FF7 et de Resident Evil. Les combats se déroulent en temps réel avec pause : pendant que la jauge se remplit, Aya bouge pour esquiver, puis tire dans un dôme qui figure la portée de son arme, ou puise dans son énergie parasite. On démonte et on remonte les armes, on répartit des points de bonus, et une seconde partie ouvre le Chrysler Building et ses 77 étages. Premier jeu de Square classé Mature aux États-Unis, il est aussi sa première grande collaboration entre équipes japonaise et américaine. Yoko Shimomura y signe une bande originale volontairement « inorganique », entre opéra et électro, inspirée par une soirée en boîte de nuit.

Le succès suit : 1,94 million d'exemplaires livrés en 2004, troisième jeu le plus vendu au Japon au premier semestre 1998. La critique salue les graphismes, le ton adulte et le détail de Manhattan, mais pointe une histoire très linéaire, une durée courte, peu de rejouabilité et de longs chargements. GameSpot regrettait l'absence de voix, qui affaiblit la scène d'ouverture à l'opéra. Hideaki Sena, lui, s'est dit impressionné par l'adaptation. Deux suites ont suivi, Parasite Eve II en 1999 et The 3rd Birthday en 2010.

Le public de SensCritique lui accorde 7,8/10 (856 notes), soit 2💤. Un Noël à New York où la seule chose qui brûle plus vite que la dinde, c'est le public.

✓ Ce qui fonctionne

  • Une ouverture à l'opéra inoubliable
  • Un combat hybride entre temps réel et tour par tour
  • La bande originale de Yoko Shimomura
  • Un Manhattan détaillé et un ton adulte

✗ Ce qui ne fonctionne pas

  • Une histoire très linéaire et une durée courte
  • De longs chargements à chaque rencontre
« La biologie de terminale n'a jamais été aussi inflammable. »
— RHYNO, critique en chef de ZZZPOP

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Par RHYNO — critique en chef, ZZZPOP 17 OCTOBRE 2026
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