DINO CRISIS
2009, sur l'île d'Ibis. Une unité secrète, la S.O.R.T., parachute quatre agents pour récupérer le docteur Edward Kirk, savant officiellement mort depuis trois ans, qui mène un projet d'arme dans un centre de recherche. Sur place, les gardes et les chercheurs ont été dévorés : une expérience sur une « troisième énergie » a ramené des dinosaures dans le présent. L'agent Regina doit survivre, retrouver Kirk et quitter l'île. Dino Crisis sort au Japon le 1er juillet 1999 sur PlayStation, deux mois avant Resident Evil 3, réalisé et produit par Shinji Mikami, qui cite Le Monde perdu : Jurassic Park et Aliens.
Grande différence avec Resident Evil : un moteur 3D en temps réel au lieu des décors précalculés, pour des mises en scène plus cinématographiques. Capcom le vend comme du « panic horror » : des dinosaures rapides et intelligents qui poursuivent le joueur de pièce en pièce. Les animateurs se sont appuyés sur des crocodiles et des chiens, l'intelligence artificielle sur des lions et des tigres. Regina saigne, laisse une traînée de sang, se tient le bras quand elle est blessée ; un raptor peut lui faire sauter l'arme des mains, et des messages « DANGER » demandent de marteler les boutons. Mikami reconnaît que sa vision n'a pas été atteinte : il voulait des dinosaures capables d'embuscades plus fines, et une scène de jungle a sauté faute de puissance.
Critique positive et gros succès : plus de 300 000 exemplaires la première semaine au Japon, 2,4 millions au total sur PlayStation. La presse résume souvent la chose en « Resident Evil avec des dinosaures ». IGN parle d'un jeu à « 90 % de raptors », moins effrayants que les monstres de Resident Evil ; d'autres regrettent des décors répétitifs et des énigmes fastidieuses, et Game Revolution le juge inférieur à Resident Evil 2. Deux suites et un jeu au pistolet optique ont suivi.
Le public de SensCritique lui accorde 6,8/10 (1 882 notes), soit 3💤. Un bon parc d'attractions, mais on finit par connaître chaque raptor par son prénom.
✓ Ce qui fonctionne
- Des dinosaures rapides qui poursuivent de salle en salle
- Un moteur en temps réel, plus cinématographique
- Des blessures et des saignements qui comptent
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Peu de variété de dinosaures
- Des décors répétitifs et des énigmes fastidieuses
« Jurassic Park avait prévenu : la vie trouve toujours un chemin, surtout jusqu'à la salle de sauvegarde. »
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