F.E.A.R.
Une force paramilitaire prend d'assaut un complexe aérospatial, des hommes des forces spéciales sont mis en pièces par une vague inexplicable, et l'armée envoie son unité des affaires surnaturelles : F.E.A.R., pour First Encounter Assault Recon. Le joueur incarne sa nouvelle recrue, le Point Man, au passé trouble et aux réflexes surhumains, hanté par une petite fille en rouge, Alma Wade. Développé par Monolith Productions et édité par Vivendi Universal Games, le jeu sort sur PC en octobre 2005, avant ses portages sur Xbox 360 et PlayStation 3.
Craig Hubbard, auteur, réalisateur et concepteur principal, voulait des combats aussi intenses que la fusillade du salon de thé au début de Hard Boiled de John Woo, avec le hall de Matrix comme référence visuelle. D'où le « reflex time », un ralenti qui laisse viser à vitesse normale. Face au joueur, une intelligence artificielle inédite, le premier jeu à utiliser le système GOAP : les ennemis planifient, contournent, se couvrent, renversent du mobilier et battent en retraite. Côté peur, Monolith cite Ring, The Eye, Ju-On et Dark Water, fuit les monstres qui sortent des placards et joue avec les silences. Alma doit son nom à un roman de Peter Straub, Ghost Story. John Carpenter, invité par Vivendi, a dit n'avoir jamais été aussi près de jouer un film.
Metacritic lui accorde 88/100 sur PC. GameSpot parle des adversaires les plus malins et les plus agressifs jamais rencontrés et lui donne ses prix de la meilleure IA et des meilleurs graphismes techniques de 2005. Le jeu dépasse les deux millions d'exemplaires sur PC et Xbox 360. Les reproches reviennent dans presque toutes les critiques : des décors répétitifs, peu de variété d'ennemis et une intrigue jugée faible ou convenue. La version PlayStation 3, elle, est descendue pour ses chargements et ses saccades.
Le public de SensCritique lui accorde 7,1/10 (4 181 notes), soit 3💤. Un FPS qui fait trembler les murs pendant les fusillades, puis qui fait trembler le joueur dès que les murs se taisent.
✓ Ce qui fonctionne
- Des fusillades au ralenti d'une intensité folle
- Des ennemis qui réfléchissent et contournent
- Alma, fantôme d'une efficacité redoutable
- Un travail sur le silence et le son très malin
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Des décors qui se répètent beaucoup
- Une intrigue faible et peu d'ennemis différents
« Les soldats vous contournent, la petite fille vous attend : dans les deux cas, le plus prudent reste de ne jamais tourner le dos. »
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