METAL GEAR SOLID
Sorti au Japon le 3 septembre 1998 sur PlayStation, Metal Gear Solid envoie Solid Snake infiltrer Shadow Moses, une base militaire occupée par des terroristes qui menacent de lancer une frappe nucléaire. Hideo Kojima y met tout ce qu'il a : mise en scène de cinéma, dialogues au Codec interminables et rebondissements à la chaîne.
Côté jeu, c'est une révolution de l'infiltration : se cacher, distraire les gardes, ramper sous les radars, se planquer sous un carton. Et surtout, une manie de briser le quatrième mur restée mythique : le combat contre Psycho Mantis, qui « lit » la carte mémoire du joueur et oblige à changer la manette de port, a marqué toute une génération.
Revenu aujourd'hui, MGS garde une ambition narrative intacte, même si ses graphismes PlayStation et sa caméra vue de dessus demandent un temps d'adaptation. Les cinématiques très bavardes peuvent aussi en lasser certains.
Mais aucun jeu de 1998 n'osait autant, et peu osent encore autant aujourd'hui. Un classique indiscutable.
✓ Ce qui fonctionne
- Une mise en scène de cinéma inédite sur console
- Une infiltration riche et inventive
- Des boss mémorables, Psycho Mantis en tête
- Un scénario ambitieux et sombre
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Des dialogues au Codec parfois interminables
- Caméra et graphismes qui ont pris un coup de vieux
« Kojima a transformé la PlayStation en salle de cinéma et inventé l'infiltration moderne : un carton, et pas que sur la tête. »
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