🕹️ RÉTRO

SPLATTERHOUSE

NAMCO • 1988
SPLATTERHOUSE
💤 SOPORIFIQUE3/5
LE MASQUE QUI A FAIT ROUGIR L'ARCADE

Rick Taylor et Jennifer Willis, deux étudiants, se réfugient pendant un orage dans West Mansion, le manoir surnommé « Splatterhouse », où le docteur West, parapsychologue disparu, aurait mené d'atroces expériences. La porte claque, Jennifer hurle. Rick se réveille au sous-sol, ressuscité par le Terror Mask, un artefact sacrificiel maya doué de pensée, qui se soude à son visage et le change en monstre surpuissant. Namco sort le jeu en arcade au Japon en novembre 1988, sous la direction de Shigeru Yokoyama.

C'est un beat 'em up à défilement horizontal avec un peu de plate-forme : coups de poing, coups de pied, glissade, et des armes à ramasser, du hachoir à la planche. Les inspirations sont affichées : Vendredi 13, Evil Dead 2, Poltergeist, et Lovecraft pour Herbert West, réanimateur. Le scénario ose tout : Jennifer transformée qu'il faut tuer pendant qu'elle supplie, un manoir vivant dont Rick détruit l'utérus, et un masque qui se recompose en ricanant après le générique. Fait rare en arcade, une vie perdue renvoie au point de passage, ce qui empêche de finir le jeu à coups de pièces.

La violence fait l'argument marketing : la boîte américaine du portage TurboGrafx-16 porte un faux avertissement parental jugeant le thème inadapté aux jeunes enfants « et aux lâches ». Ce même portage passe pourtant à la censure : planche à la place du hachoir, masque repeint en rouge pour ne pas trop ressembler à Jason Voorhees, croix inversée remplacée par une tête coupée. La critique salue graphismes, musique et défi, mais regrette le manque de variété. Sur GameSpot, Frank Provo résume le problème : seulement sept niveaux, bouclés chacun en quelques minutes, avec des ennemis aux schémas faciles à mémoriser. Deux suites et un remake en 2010 ont suivi.

Le public de SensCritique accorde 7,2/10 à la version arcade (103 notes), soit 3💤. Court, sale et méchant, comme une bonne série B de vidéoclub.

✓ Ce qui fonctionne

  • Une ambiance de film d'horreur des années 80 assumée
  • Un scénario macabre qui ose tout, fin comprise
  • Des points de passage qui empêchent d'acheter la victoire

✗ Ce qui ne fonctionne pas

  • Sept niveaux seulement, vite bouclés
  • Peu de coups et des ennemis prévisibles
« Le seul manoir de jeu vidéo où il faut tuer sa petite amie pour avancer au niveau suivant. »
— RHYNO, critique en chef de ZZZPOP

Lien sponsorisé — En tant que Partenaire Amazon, ZZZpop touche une commission sur les achats éligibles. Ça ne change rien à ton prix, et rien à la note.

🛒 Voir sur Amazon
Par RHYNO — critique en chef, ZZZPOP 17 OCTOBRE 2026
← Toutes les critiques ZZZPOP