PROJECT ZERO II: CRIMSON BUTTERFLY
Mio et Mayu Amakura reviennent dans une vallée boisée où elles jouaient enfants, bientôt noyée par un barrage. Mayu suit un papillon cramoisi, Mio lui court après, et les voilà piégées à Minakami, village de légende hanté par ses morts. Ici, un rituel apaisait un gouffre infernal : l'une des jumelles étranglait l'autre. Développée par Tecmo pour la PlayStation 2, la suite de Project Zero sort au Japon le 27 novembre 2003, en Amérique du Nord le 9 décembre, puis en Europe le 30 avril 2004 chez Ubisoft.
Le réalisateur Makoto Shibata et le producteur Keisuke Kikuchi reprennent la recette : caméra fixe pour explorer, vue subjective dès qu'on lève la Camera Obscura. Il faut cadrer le fantôme, attendre l'attaque et déclencher au bon moment, le « Shutter Chance », voire enchaîner les clichés. Le premier épisode ayant fait trop peur à certains pour qu'ils aillent au bout, l'équipe mise cette fois sur une histoire qui donne envie de finir. Le scénario vient d'un rêve de Shibata, Kikuchi cite Seishi Yokomizo et Shining, son film préféré, et la chanteuse Tsukiko Amano signe la chanson « Chō », écrite du point de vue de Mayu.
Au Japon, plus de 64 400 exemplaires partent avant la fin 2003. Metacritic lui donne 81/100 sur PS2, 84 pour la version Xbox enrichie d'une nouvelle fin. Famitsu parle d'horreur de première classe, Eurogamer de la meilleure expérience de survival horror de mémoire de critique, et Neil Druckmann, de Naughty Dog, y voit l'expérience la plus effrayante, tous supports confondus. Les reproches tiennent bon : peu d'innovation, une difficulté jugée trop faible par GameSpot, des améliorations d'appareil laborieuses, une maniabilité critiquée et une aventure courte. Deux remakes ont suivi, sur Wii en 2012 et en 2026.
Le public de SensCritique lui accorde 7,9/10 (336 notes), soit 2💤. Le seul album de famille où chaque photo sauve une vie, et où la dernière fait pleurer.
✓ Ce qui fonctionne
- Une histoire de jumelles d'une cruauté inoubliable
- La Camera Obscura, toujours aussi tendue
- Le village de Minakami, cauchemar japonais parfait
- La chanson « Chō » en guise d'adieu
✗ Ce qui ne fonctionne pas
- Peu d'innovation par rapport au premier épisode
- Une difficulté trop faible et une aventure courte
« Dans ce village, l'amour fraternel se prouve à mains nues, et le flash ne protège que du reste. »
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